Le couvre-feu supprimé le 20 juin au soir

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Paris, nuit, fêtards, lacrymogènes
© Fiora Garenzi/Hans Lucas via Reuters Connect

Alors que l’épidémie de Covid-19 recule dans le pays, l’exécutif a bouleversé son calendrier. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé, lors d’un point presse à l’Elysée, la levée du couvre-feu dès dimanche 20 juin au soir, à l’issue d’un conseil de défense et d’un Conseil des ministres. Le couvre-feu sera applicable pour la dernière fois dans la nuit de samedi à dimanche. L’exécutif souhaitait jusque-là une disparition le 30 juin.

Le chef du gouvernement a également annoncé la fin de l’obligation du port du masque dès ce jeudi dans les espaces extérieurs, sauf exceptions (marchés, rassemblements, etc.). L’exécutif envisageait de supprimer cette obligation à compter du mois de juillet.

Sur la foi des indicateurs sanitaires et des niveaux de vaccination, Jean Castex a évoqué « un moment heureux ». Le pays est passé sous la barre des 5 000 nouveaux cas de contaminations par jour.

Des personnalités politiques plaidaient pour la fin anticipée du couvre-feu, comme la présidente (Libres !) du conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse, en campagne pour sa réélection, ou le chef de file des députés La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Dans un télégramme transmis lundi aux préfets, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, indiquait voir les forces de l’ordre montrer « une particulière mansuétude dans le contrôle des personnes qui rentreraient chez elles pour avoir regardé le match » de football France-Allemagne « à l’extérieur de leur domicile ». La rencontre marquait l’entrée de l’équipe nationale dans l’Euro. Le ministre de l’Intérieur précisait que « tout comportement mettant en danger la vie d’autrui » devait « être particulièrement sanctionné », rapporte l’Agence France-Presse (AFP). Les restaurants et bars devaient fermer à 23 heures.

Exception pour les spectateurs de Roland Garros vendredi

Vendredi dernier, un autre événement sportif avait justifié une exception au couvre-feu. Le public de la demi-finale masculine de Roland-Garros opposant Novak Djokovic à Rafael Nadal avait pu rester dans le court Philippe-Chatrier. Des spectateurs avaient chanté « Merci Macron ! ». « Je voudrais remercier l’Elysée et Matignon de nous permettre d’aller au bout de ce suspense incroyable, de ce match de légende », avait dit au micro de France Télévisions Gilles Moretton, président de la Fédération française de tennis (FFT).

Certains élus, comme le député européen écologiste David Cormand ou le député Nicolas Dupont-Aignan, président du parti souverainiste Debout la France, avaient dénoncé un hiatus avec l’évacuation par la police le même soir de jeunes fêtards installés esplanade des Invalides, quelque huit kilomètres plus à l’est dans Paris. Ce rassemblement, qui avait fait l’objet d’un appel sur Twitter, présentait un risque de contamination au Covid-19 supérieur à celui du tournoi. Comme le remarque France Info, le public de Roland-Garros devait disposer d’un pass sanitaire, porter le masque et respecter les gestes barrières. 

 

Lassitude de la population

Les forces de sécurité avaient constaté un non-respect du couvre-feu dans plusieurs endroits du pays. Le temps chaud, la réouverture des restaurants, la lassitude de la population après plus d’un an de crise sanitaire et le recul de l’épidémie, expliquaient ces entorses.

Le début du couvre-feu est passé de 18 à 19 heures le 21 mars, à 21 heures le 19 mai et à 23 heures le 9 juin.

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