Coronavirus : le confinement se durcit dans certaines communes

Interdiction du jogging ou du bricolage en journée, suspension des locations saisonnières sur le littoral, port du masque obligatoire… Les préfectures et municipalités n’hésitent pas à durcir les mesures liées au confinement.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
4mn de lecture
© CentralITAlliance

Alors que la France est entrée dans sa quatrième semaine de confinement mardi 7 avril, l’arrivée des beaux jours et les vacances de Pâques qui débutent font craindre un risque de relâchement des Français. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a demandé, lundi 6 avril, aux préfets « d’examiner au cas par cas » et en lien avec les maires la « nécessité de durcir les mesures », « là où des risques de laisser-aller se feraient jour ». Depuis, plusieurs communes ont commencé à prendre des mesures pour durcir le confinement. Certaines n’ont pas attendu l’appel du ministre de l’Intérieur pour sévir. Passage en revue.

A Paris et dans cinq départements d’Ile-de-France, fini le jogging entre 10h et 19h

La maire de Paris, Anne Hidalgo, et le préfet de police Didier Lallement ont annoncé mardi 7 avril l’interdiction de toute activité sportive individuelle dans la capitale entre 10 heures et 19 heures à partir de mercredi 7 avril. « Elles restent donc autorisées entre 19 heures et 10 heures, au moment où l’affluence dans les rues est la plus faible ».

Une mesure similaire a été prise par les préfets de Seine-et-Marne, des Yvelines, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise. Les promeneurs ne sont pas concernés. La mesure est en vigueur au moins jusqu'au 15 avril pour tous les départements sauf dans le Val-d'Oise qui prolongera cette interdiction « jusqu'à nouvel ordre », selon la préfecture. Toute infraction sera sanctionnée d'une amende de 135 €.

A Marcq-en-Barœul (Nord) et Carpentras (Vaucluse), il est interdit de cracher sur la voie publique

Le maire de Marcq-en-Barœul, ville résidentielle située dans le Nord, a pris, le 2 avril dernier, un arrêté interdisant aux habitants de cracher sur la voie publique, d’y abandonner des masques ou des gants ou encore d’éternuer sans se couvrir le visage, sous peine d’une amende de 68 €.

La municipalité de Carpentras (Vaucluse) avait déjà pris un arrêté similaire le 24 mars dernier interdisant  de cracher, jeter des papiers, des mouchoirs ou des masques de protection dans la rue, sous peine d’une amende de 17 €. L’arrêté prévoit aussi de verbaliser les personnes qui se tiennent à moins d’un mètre les unes des autres sur la voie publique.

A Béziers (Hérault), fini de flâner sur les bancs publics

Le maire de Béziers, Robert Ménard, a fait, mardi 7 avril, retirer tous les bancs publics pour ne pas inciter à rester dehors. La municipalité a pris cette décision après avoir constaté « un relâchement dans le respect du confinement ».

A Morlaix (Finistère), interdiction des travaux bruyants entre 9h et 15h

La maire de Morlaix (Finistère), Agnès Le Brun, a pris le 23 mars un arrêté interdisant les travaux bruyants de toute nature (tonte, débroussaillage, travaux de bricolage intérieur) entre 9 heures et 15 heures tous les jours de la semaine afin de laisser le personnel soignant se reposer. Les contrevenants s’exposent à une amende de 68 €.

A Sceaux, Nice, Cannes, Mandelieu-la-Napoule, le port du masque devient obligatoire

A Sceaux (Hauts-de-Seine), Cannes, Nice et Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), les mairies ont décidé de rendre le port du masque obligatoire.

Locations saisonnières interdites sur une grande partie du littoral

Partir en vacances pendant le confinement est interdit. Afin de s’assurer que la mesure est bien respectée, plusieurs préfectures ont pris des arrêtés interdisant les locations touristiques et saisonnières jusqu’au 15 avril, date officielle de la fin du confinement. Réserver une chambre d’hôtel ou un gîte est ainsi interdit dans les villes du littoral du Nord et du Pas-de-Calais, sur la Baie de Somme, sur le littoral vendéen, de la Loire-Atlantique, dans les communes littorales des quatre départements bretons (Finistère, Côte d’Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine) ainsi que celles du littoral de Nouvelle-Aquitaine.

Sur la Côte d’Azur, les locations saisonnières sont également interdites jusqu’au 15 avril pour la totalité des départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence mais aussi en Corse. Dans les Alpes-Maritimes, l’interdiction concerne les communes situées en bord de mer ainsi que celles de plus de 10 000 habitants.

Les littoraux ne sont pas les seules zones concernées. En Haute-Savoie, la commune de Chamonix a interdit les locations et séjours de moins de 15 jours jusqu’à la fin de la période de confinement.

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :