Covid-19 : l'exécutif présente son plan de déconfinement par étapes

Emmanuel Macron s'est de nouveau adressé aux Français mardi soir afin de tracer les grandes lignes de la sortie du confinement qui coïncide avec les fêtes de Noël. Un plan par étapes jusqu'au 20 janvier qui a été précisé par le gouvernement de Jean Castex.

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© Michele Ursi

Dernière minute : l'inquiétude des autorités à l'approche du 15 décembre

Au cours d'une conférence de presse organisée ce lundi 7 décembre, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a affirmé que la barre des 5 000 nouvelles contaminations par jour en France était encore loin. C'était pourtant l'objectif affiché par Emmanuel Macron en vue du déconfinement programmé le mardi 15 décembre. L'heure est donc à la prudence autour de cette date et du maintien des modalités de sortie du confinement exposées par le président de la République le 24 novembre dernier. 

Le président de la République Emmanuel Macron a de nouveau pris la parole, ce mardi soir, afin de faire un point sur la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 en France. Une allocution qui intervient trois semaines après l’instauration d’un reconfinement général du pays. 

Il s'est ainsi livré à un exercice technique, détaillant point par point la stratégie globale de l'exécutif pour initier le déconfinement du pays avec en ligne de mire l'organisation des fêtes de fin d'année et le début 2021. 

« Il faut poursuivre nos efforts » (Emmanuel Macron)

Cet assouplissement du confinement intervient alors que la situation sanitaire s’améliore en France depuis plusieurs jours au regard de la baisse du nombre quotidien de nouveaux malades, et des admissions à l’hôpital et en réanimation. Il se fera par étape dans les prochaines semaines.  

28 novembre : réouverture des commerces

Dans un peu moins d'une semaine, ce samedi 28 novembre, l’ensemble des commerces jugés « non-essentiels » pourront rouvrir leurs portes au public tous les jours jusqu'à 21 heures grâce à la mise en place d’un protocole sanitaire renforcé. Ce dernier comprend notamment le doublement de la surface disponible par client (passant de 4 à 8 m²).

De plus, l'encadrement des déplacements sera assoupli. Il sera désormais possible de sortir de chez-soi pour se promener ou pratiquer une activité physique dans un rayon de 20 kilomètres pour une durée maximale de 3 heures.

Par ailleurs, les cérémonies religieuses pourront se tenir en France en respectant une jauge maximum de 30 participants. 

Enfin, les activités extra-scolaires seront de nouveau autorisées en plein-air.

Bon à savoir 

Comme tous les autres commerces, les auto-écoles pourront rouvrir leurs portes dès le 28 novembre. Les cours de conduite pourront reprendre en présentiel à l'inverse des cours de code qui devront rester en distanciel.

15 décembre : levée partielle du confinement

Cette date marque la fin officielle de ce deuxième confinement selon Emmanuel Macron qui précise que cette échéance dépendra de la situation sanitaire qui devra continuer à s'améliorer comme c'est déjà le cas depuis le début du mois de novembre. 

Ainsi, il ne sera plus nécessaire de remplir une attestation dérogatoire de déplacement pour sortir de chez-soi. 

Toutefois, un couvre-feu sera appliqué dans l'ensemble du pays tous les jours de 21 heures à 7 heures, à l'exception des soirs du 24 et du 31 décembre, réveillons de Noël et du nouvel an. Les rassemblements sur la voie publique ne seront toutefois pas tolérés ces soirs-là.

Les déplacements inter-régions seront permis sauf en ce qui concerne les déplacements vers et depuis les territoires ultra-marins, pour lesquels il restera obligatoire de présenter un test négatif datant de moins de 72 heures.

Les cinémas, les théâtres et les musées pourront également de nouveau remplir leur salle, sous réserve du respect d'un strict protocole sanitaire, le même qui était en vigueur avant la mise en place de ce deuxième confinement. 

Les activités extra-scolaires seront alors aussi autorisées en intérieur. 

Alors que le président de la République a tenu à préciser que ces vacances de fin d'année « ne seront pas comme les autres » en raison du contexte, il a abordé la question des stations de ski dont l'ouverture semble encore « impossible à envisager ». Des décisions devraient être rapidement prises à l'issue d'une concertation avec les professionnels et les élus locaux. 

Les précisions de Jean Castex

Au cours d'une conférence de presse organisée jeudi 26 novembre, le Premier ministre a finalement annoncé que les stations de ski pourront ouvrir leurs portes aux vacanciers durant les fêtes de fin d'année. Il faut toutefois noter que les remontées mécaniques permettant l'accès aux pistes devront rester fermées. Il a également tenu a préciser que « des discussions sont en cours afin d'indemniser les pertes de recettes occasionnées par cette décision » et de « préparer au mieux la période suivante, à partir de janvier », où une ouverture plus large pourrait être décidée en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

20 janvier : réouverture des restaurants et des salles de sport

Le 20 janvier 2021 marquera une nouvelle étape dans le déconfinement du pays. Le président de la République a ainsi annoncé qu'à cette date, l'ensemble des bars, restaurants et salles de sport du pays pourront rouvrir, toujours selon le protocole sanitaire strict en vigueur. 

Le couvre-feu sera malgré tout toujours en vigueur, mais son début sera repoussé à 22 heures tous les soirs.

Par ailleurs, les cours en présentiel reprendront à 100 % dans les lycées. Concernant les universités, leur réouverture devrait intervenir 15 jours plus tard, soit le 3 février 2021. 

En vidéo : le calendrier du déconfinement

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Le vaccin ne sera pas obligatoire

Emmanuel Macron a également profité de son allocution télévisée pour évoquer la question du vaccin contre le Covid-19, à la Une de l'actualité après l'annonce des bons résultats obtenus par plusieurs laboratoires, américains pour la plupart.

Le chef de l'Etat prévoit ainsi que la vaccination devrait commencer en France entre la fin décembre et début janvier pour les personnes les plus fragiles, à savoir les plus anciens, sous réserve de validation par les autorités sanitaires.

Autre sujet épineux : faut-il rendre ce vaccin contre le coronavirus obligatoire ? « Jamais », a clairement tranché le président dans son allocution ce mardi soir. 

Le plan détaillé de l'exécutif en matière de vaccination contre le coronavirus sera détaillé par le gouvernement au tout début du mois de décembre. 

« Eviter une troisième vague »

Le président a conclu en évoquant la suite alors que plane déjà la menace d'une troisième vague de l'épidémie d'ici au printemps 2021. 

« Si nous ne voulons pas subir demain un troisième confinement, nous devons redoubler de vigilance : protégeons nos proches, en particulier les plus vulnérables, en portant le masque, y compris à la maison lorsque nous sommes avec des amis ou avec des parents qui n'habitent pas au quotidien avec nous » a exhorté Emmanuel Macron. 

Pour minimiser les risques, le chef de l'Etat précisé qu'il allait « falloir être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus », appelant le Parlement à prévoir « les conditions pour s'assurer de l'isolement être plus contraignants à l'égard de celles et ceux qui ont le virus. »

Des aides pour les travailleurs précaires et les étudiants

Une aide exceptionnelle pour les travailleurs précaires sera proposée. L'objectif réside dans le fait de leur garantir un revenu minimum de 900 € par mois à condition qu'ils aient travaillé au moins 60 % du temps l'année précédente. Cette mesure pourrait bénéficier à près de 400 000 travailleurs précaires, dont 70 000 jeunes.

Dans sa conférence de presse du 26 novembre le Premier ministre a également annoncé la création de 20 000 jobs étudiants. Il s'agirait de contrats passés par les Crous (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) pour une durée de quatre mois, à raison de 10 heures de travail par semaine. Le budget alloué aux Crous pour le versement d'aides financières d'urgence aux étudiants en situation de précarité sera également doublé. Au total, 200 000 jeunes pourront en bénéficier.

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