Compteur Linky : refuser son installation pourrait coûter 64 € par an dès 2025

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© Eric Gaillard - Reuters Connect

Malgré les polémiques, le compteur électrique communicant Linky aura finalement réussi à s’imposer. Dans un rapport rendu le 25 novembre dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) considère que le déploiement massif du boîtier jaune débuté fin 2015 est un « grand succès industriel » pour la France en termes « de coûts, de tenue des délais et de performance du système de comptage ».

Au 31 décembre 2021, Enedis, la filiale d’EDF chargé du déploiement, estime que 90 % des foyers français en seront équipés. Ce qui représente environ 34 millions de compteurs posés. Outre le respect du calendrier malgré la crise sanitaire, la Commission note qu’Enedis aura moins dépensé que prévu. Les coûts d’investissement s’élèvent finalement à 4 milliards d’euros, soit une économie de 700 millions d’euros par rapport au budget initial du projet. Elle juge également la performance technique du système de comptable « satisfaisante ». Depuis 2018, plus de 98 % des télérelevés journaliers sont réussis.

Facturer les réfractaires au compteur à partir de 2025

L’installation des 10 % de compteurs restants sera étalée jusqu’à fin 2024, à raison de 850 000 boîtiers par an. Mais que se passera-t-il après ce délai pour les ménages qui auront refusé le compteur Linky ? La Commission estime qu’à partir de 2025, les clients non encore équipés, dont le nombre est estimé par Enedis à 1,2 million, le seront « par choix délibéré », sauf pour les cas isolés liés à une impossibilité technique. A ce titre, la Commission considère qu’il « convient de leur facturer le coût de la relève résiduelle, qu’ils transmettent ou non des autorelevés ». Cette facturation pourrait s’élever à environ 5,33 euros par mois, soit environ 64 euros par an. Ce montant correspond au coût de deux prestations de relèves spéciales par an.

Facturer les clients « muets » à partir de 2023

Les clients « muets », c’est-à-dire ceux qui n’auraient pas communiqué leur relevé de consommation sur la période 2022-2024, pourraient aussi être sanctionnés. Ils pourraient devoir payer environ 4,16 euros par mois, soit environ 50 euros par an. Un montant qui correspond aux coûts liés à la relève résiduelle. Cette facturation concernera les clients n’ayant communiqué aucun relevé durant plus d’une année et ne pourra avoir lieu qu’à partir de janvier 2023.

Avant que les modalités de facturation ne soient validées, la Commission de régulation de l’énergie a lancé, le 25 novembre dernier, une consultation publique en ligne relative au « nouveau cadre de régulation incitative qui s’appliquera dès 2022 pour la phase d’exploitation qui démarre ». Il est possible d’ici répondre jusqu’au 5 janvier 2022.

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