Classe virtuelle : Ma Classe à la Maison du Cned victime d'une cyberattaque

Ma Classe à la Maison inaccessible pour la reprise, ce mardi 6 avril. La classe virtuelle du Cned subit des retards de connexion, victime de saturation des serveurs et d'une attaque informatique "venue de l'étranger", a dénoncé le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. 

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© Mathieu Sicard

Les cours des écoles, collèges et lycées ont lieu à distance cette semaine. Mais la plateforme commune d'enseignement à distance du Centre national d’enseignement à distance (Cned) était inaccessible, en ce jour de rentrée numérique, dans plusieurs régions dont l'Île-de-France, les Hauts-de-France, l'Occitanie, la Normandie et le Centre-Val de Loire. 

En cause, la saturation des serveurs, toujours sous-dimensionnés un an après la première utilisation en masse de Ma Classe à la Maison, lors du premier confinement. En outre, l'hébergeur OVH, victime d'un incendie à Strasbourg le 10 mars, semble avoir du mal à répondre aux files d'attente virtuelles. 

Une "attaque venue de l'étranger", selon Jean-Michel Blanquer

Mais le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a souligné une autre faille, qui rendrait selon lui inaccessible les trois plateformes pédagogiques regroupées sous Ma Classe à la Maison : des attaques informatiques. 

"C'est le cas de ce qu'il se passe pour le Cned ce matin où vous avez des attaques informatiques, apparemment venues de l'étranger, pour empêcher les serveurs de fonctionner", a dénoncé le ministre, précisant que les techniciens travaillaient à un retour à la normale, espéré – vainement – dans la journée.

Une allégation qui a pu surprendre... d'autant que des sources internes au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale – une institution rattachée au Premier ministre et qui aurait pu logiquement être la source du ministre Blanquer – n'en ont identifiées aucune ! 

Pour ne pas se cantonner à la seule incompétence technique et organisationnelle, le ministère se contente désormais de parler de "malveillance", sans qualificatif. 

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