C’est quoi la 5G ?

La cinquième génération de communications mobiles, qui doit marquer un bond technologique pour de nombreux secteurs, suscite des inquiétudes.
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La 5G est la cinquième génération de communications mobiles.
La 5G est la cinquième génération de communications mobiles. © markoaliaksandr

Quand la 5G va-t-elle être déployée ?

Le déploiement commercial de la 5G, dénommée ainsi car il s’agit de la cinquième génération de communications mobiles, doit débuter à la fin de l’année 2020. La généralisation de la 5G sur tout le territoire est prévue pour 2030. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a annoncé lundi 15 juillet le lancement d’une procédure d’attribution des fréquences 5G aux opérateurs.

La 5G est ou a été expérimentée dans certaines zones géographiques, notamment à Bordeaux, Lyon, Marseille ou Paris.

Quels sont les avantages de la 5G ?

La 5G va améliorer la vitesse des débits, qui seront « jusqu’à 10 fois supérieurs à ceux de la 4G, pour des échanges de données beaucoup plus rapides », indique l’Arcep.

Le nombre de personnes susceptibles d’être connectées de « façon optimale » doit de surcroît progresser, rappelle le groupe Orange.

La 5G va permettre en outre de favoriser le développement de l’Internet des objets (montres et réfrigérateurs connectés, etc.).

Selon l’Arcep, « le véhicule autonome et connecté pourrait également constituer un cas d’application important, avec des possibilités accrues de pilotage à distance ou de transmission de données ».

La 5G doit marquer un bond technologique pour de nombreux secteurs : l’énergie, la santé, les médias, les transports, l’industrie, détaille l’autorité. Les acteurs économiques et l’exécutif espèrent qu’elle représentera un levier de croissance.

Y a-t-il des risques ?

Santé

En septembre 2017, des scientifiques ont appelé à « un moratoire » sur le déploiement de la 5G.

Ils ont fait savoir leurs « sérieuses inquiétudes », énumérant les risques suivants :

  • augmentation du risque de cancer ;
  • stress cellulaire ;
  • hausse des radicaux libres nocifs ;
  • dommages génétiques ;
  • changements structurels et fonctionnels du système reproductif ;
  • déficit d’apprentissage et de mémoire ;
  • troubles neurologiques ;
  • impacts négatifs sur le bien-être général.

Le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2011 comme « ‘‘cancérogènes possibles’’ » les ondes radiofréquences, émises notamment par les téléphones portables, les antennes relais et les bornes Wi-Fi.

Mais, rappelle Orange, « l’OMS et le comité scientifique de l’UE ainsi que des autorités nationales (Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada, Espagne, pays nordiques, etc.) arrivent à la même conclusion : il n’existe aucune preuve scientifique d’un risque avéré pour la santé lorsque l’exposition aux ondes radio est inférieure aux seuls recommandés ».

« Les ondes radio de la 5G (700 mégahertz et 3 500 mégahertz) pour la France sont utilisées depuis plus de cinquante ans par des services quotidiens comme la télévision », soutient l’opérateur.

Ce sont les mêmes ondes que celles de « la radio ou de la téléphonie mobile existante et d’autres services courants comme par exemple le Pass Navigo », titre de transport en Île-de-France, précise le groupe.

Sécurité

Europol, agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité, a publié jeudi 18 juillet un rapport alarmant sur la 5G, craignant qu’elle puisse entraver les enquêtes.

Les détracteurs de la technologie dénoncent également de possibles atteintes à la vie privée des utilisateurs.

df
Timour Aggiouri
Publié le