Certaines chasses vont être autorisées durant le confinement

Le ministère de la Transition écologique a décidé de permettre « des opérations de régulation de la faune sauvage », susceptibles de tuer sangliers ou chevreuils.

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Chasse
© Michel VIARD

Le confinement a débuté vendredi 30 octobre contre la pandémie de Covid-19, mais les chasseurs vont, sous certaines conditions, pouvoir reprendre leur activité, ainsi que l’a annoncé la secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité dimanche 1er novembre.

« Bérangère Abba a précisé, par circulaire, les règles mises en œuvre à l’échelon local par les préfets de département », est-il écrit dans le communiqué diffusé par le ministère de la Transition écologique.

« Les chasses de loisir sont interdites pendant la période de confinement », explique à Dossier Familial le ministère. « En revanche, sous le contrôle des préfets de département, des opérations de régulation de la faune sauvage susceptible d’occasionner des dégâts aux cultures et aux forêts pourront être organisées », poursuit-on de même source.

Les sangliers ou les cerfs peuvent être tués

Ces possibilités visent « notamment le grand gibier comme les sangliers ou les cervidés », nous détaille le ministère. Les cervidés regroupent les biches, les cerfs ou les chevreuils.

« Les Commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) seront convoquées par les préfets dans les plus brefs délais pour échanger sur les enjeux de régulation du gibier chassable et des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ou présentant des risques sanitaires pendant la période de confinement », d’après le communiqué. La « consultation permettra également de préciser les conditions sanitaires et gestes barrières à respecter lors de ces actions exceptionnelles de chasse ».  

Ensuite, les préfets devront saisir « les présidents des Fédérations départementales de la chasse pour fixer dans chaque département les objectifs de prélèvements », c’est-à-dire d’animaux tués.

Les chasseurs présents aux opérations devront se munir de leur attestation de déplacement dérogatoire où ils auront coché la case 8 « Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative », nous indique le ministère de la Transition écologique.

L’exécutif à l’écoute des chasseurs

Les accusations des défenseurs des animaux de proximité dénonçant une certaine proximité entre l’exécutif et les chasseurs ne risquent pas de se tarir. Plusieurs épisodes peuvent leur donner raison.

Le 13 octobre, lors d’une réunion de travail avec Bérangère Abba, des députés du groupe d’études Chasses et territoires, lobby officieux des chasseurs à l’Assemblée nationale, ont plaidé la cause de la cause de la chasse à glu, selon nos informations. Interrogée sur les suites de la décision du Conseil d’Etat qui a confirmé le 22 septembre la suspension de la chasse à glu décidée par l’exécutif, Bérangère Abba est restée évasive, rapporte auprès de Dossier Familial un collaborateur parlementaire présent. Certains députés ont déploré que « les chasseurs n’aient pas su communiquer » au sujet de cette pratique, rapporte cette source.

Un texte signé par Eric Dupond-Moretti en ouverture du livre Un Chasseur en campagne, publié en août par le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen (Gerfaut), avait attiré de vives critiques au garde des Sceaux. Eric Dupond-Moretti dénonçait « les ayatollahs de l’écologie » dans sa préface, remise avant sa nomination au gouvernement.

Au début du quinquennat, le gouvernement avait réduit le coût du permis de chasse.

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