Carte d’identité biométrique : bientôt une application mobile rattachée

3 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© Ministère de l'Intérieur

Vous pourrez bientôt stocker les données de votre carte d’identité biométrique sur une application mobile. Un décret publié le 27 avril au Journal officiel autorise la création d’un traitement de données à caractère personnel, baptisé « Service de garantie de l’identité numérique » (SGIN), qui permettra aux titulaires de la nouvelle carte d’identité biométrique d’utiliser une application mobile pour « s’identifier et s’authentifier auprès d’organismes publics et privés ».

Ce texte abroge un décret de 2019 qui autorisait la création d’un moyen d’identification électronique nommé « Authentification en ligne certifiée sur mobile » (Alicem). Basé sur les passeports biométriques et la reconnaissance faciale, ce premier projet d’application d’identité numérique avait finalement été abandonné par le gouvernement, à la suite d’un avis défavorable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Qui pourra utiliser l’application mobile ?

Seuls les Français qui détiennent une carte nationale d’identité biométrique pourront utiliser l’application mobile, mais son usage restera facultatif. Délivrée sur tout le territoire depuis le 2 août 2021, la nouvelle carte d’identité, au format carte bancaire, possède notamment une puce électronique sécurisée qui contient les informations figurant sur la carte.

Comment fonctionnera l’application mobile ?

Concrètement, il suffira d’installer l’appli sur son smartphone et de scanner sa carte nationale d’identité grâce à la puce NFC, qui permet déjà de mettre sa carte bancaire sur son téléphone.

L’appli pourra traiter et enregistrer les données permettant l’identification de l’utilisateur, à savoir son nom, nom d’usage, prénom(s), date et lieu de naissance, nationalité, sexe, adresse postale, adresse mail et photo d’identité.

Elle pourra également traiter les données permettant l’identification du titre détenu par l’usager, comme le numéro et le type de titre, la date de délivrance et d’expiration, ainsi que les données relatives à l’historique des transactions réalisées

En revanche, l’appli ne pourra pas enregistrer l’image numérisée des empreintes digitales, qui est stockée sur la carte d’identité.

A quoi servira l’application mobile ?

Pour l’heure, l’usage de l’application mobile est encore flou. Le décret indique qu’elle pourra être utilisée pour accéder « à des services en ligne proposés par des fournisseurs liés par convention à FranceConnect ». Cela signifie que vous pourrez vous en servir pour vous connecter à votre compte Ameli ou au site des impôts, par exemple.

Le texte précise aussi que l’appli permettra « à l’usager, notamment, de générer des attestations électroniques comportant les seuls attributs d'identité dont il estime la transmission nécessaire aux tiers de son choix ». Elle pourrait ainsi constituer une solution dans le cadre de la lutte contre l’exposition des mineurs à la pornographie, puisque les attestations permettraient de prouver sa majorité à des plateformes interdites aux mineurs, selon BFMTV.

En revanche, l’application mobile ne remplacera pas la carte d’identité en cas de contrôle d’identité.

Quand l’appli sera-t-elle disponible ?

Une version d’essai devrait être disponible à la mi-mai, d’après le gouvernement.

A lire aussi