Cantines, restaurants… L’origine de toutes les viandes devra désormais être précisée

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© MarianVejcik

Dans un peu plus d’un mois, les consommateurs sauront enfin exactement d’où vient la viande qui leur est servie au restaurant ou à la cantine. Après près de deux ans et demi d’attente, le décret rendant obligatoire l’étiquetage de l’origine de toutes les viandes servies en restauration hors domicile a été publié jeudi 27 janvier au Journal officiel. Cette obligation d’affichage entrera en vigueur le 1er mars prochain.

Quelles indications seront affichées ?

Jusqu’à présent, seule l’origine de la viande bovine devait être mentionnée dans la restauration depuis 2002, héritage de la crise de la vache folle notamment. A compter du 1er mars, l’obligation d’étiquetage concernera aussi la viande de volaille, de porc, d’agneau et de mouton. Elle « s’appliquera aux viandes achetées crues par les restaurateurs et non aux viandes achetées déjà préparées ou cuisinées », précise le texte. Dans le détail, l’étiquetage devra mentionner les pays d’origine, d’élevage et d’abattage. La fraîcheur de la viande devra aussi être précisée (fraîche, réfrigérée, congelée ou surgelée).

Où s’appliquera cette obligation d’affichage ?

Cette obligation concerne toute la restauration hors domicile : les cantines scolaires, des entreprises ou hôpitaux et les restaurants commerciaux. En septembre dernier, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, avait indiqué qu’il laisserait quelques semaines aux professionnels pour s’adapter à la nouvelle réglementation, ce qui explique l’entrée en vigueur du décret au mois de mars.

Avec cette mesure, le gouvernement veut soutenir les éleveurs français et renforcer la qualité de la viande en restauration collective. « Quand vous comparez un poulet ukrainien ou brésilien avec un poulet français, cela n'a rien à voir. Mon combat est celui de la qualité des aliments », a déclaré Julien Denormandie, sur Franceinfo. Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, 50 % des viandes consommées dans les cantines scolaires sont aujourd’hui importées et jusqu’à 60 % des volailles en restauration collective. « C'était une attente très forte des parents d'élèves, des consommateurs, de pouvoir avoir cette indication, cette transparence quant à l'origine des viandes que nous consommons et que nos enfants consomment dans les cantines scolaires », a réagi le ministre.

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