Bruno Le Maire envisage de prolonger encore la remise sur l’essence et le diesel

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Dans une station E.Leclerc, le 14 juin. - Jean-Marc Barrère/Hans Lucas via Reuters Connect

Les conducteurs vont-ils bénéficier de la remise sur les prix des carburants à Noël ? Bruno Le Maire a affiché, dans une interview publiée mardi 28 juin par le quotidien Les Echos, le souhait d’une mise en œuvre « jusqu’à la fin de l’année » de cette mesure, qui permet d’économiser 18 centimes par litre de carburant.

« Sur les prix des carburants, notre objectif est de réduire progressivement la remise de 18 centimes à partir de septembre pour une fin programmée en décembre », a expliqué le ministre de l’Economie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, dans cet entretien croisé avec le ministre délégué chargé des Comptes publics, Gabriel Attal.

« Mais nous avons conscience de la réalité des prix à la pompe. Nous sommes donc prêts à tendre la main aux oppositions responsables : pourquoi ne pas envisager une prolongation de la remise de 18 centimes jusqu’à la fin de l’année, si les conditions économiques le nécessitent, plutôt que de nous lancer dans des mesures fiscales extrêmement dispendieuses ? », a poursuivi Bruno Le Maire.

Un dispositif ciblé pour les travailleurs

La création d’une mesure ciblée en faveur des personnes utilisant leur véhicule dans le cadre de leur activité professionnelle, reste à l’étude. « C’est un dispositif complémentaire qui […] doit faire l’objet d’une discussion avec les parlementaires. Nous voulons soutenir davantage les moins aisés qui sont obligés de prendre leur voiture pour se rendre au travail, salariés, professions indépendantes ou alternants. »

Le 8 juin, Bruno Le Maire avait évoqué un tel système au micro de BFMTV. « Je pense qu’il faut que nous réfléchissions cet été à substituer […] progressivement » à la réduction générale une mesure plus restreinte, s’adressant à « ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler ou dont la profession requiert l’utilisation de sa voiture », comme par exemple les « aides-soignantes » ou les « démarcheurs à domicile ».

La remise « a vocation à être remplacée par un dispositif pérenne et ciblé selon des critères de revenus et d’utilisation du véhicule dans un cadre professionnel », était-il déjà indiqué dans le compte rendu du Conseil des ministres du 11 mai.

La réduction en vigueur est très coûteuse pour les finances publiques. Selon un document publié le 1er avril sur le site Gouvernement.fr, le gouvernement de Jean Castex avait évalué le coût à 3 milliards d’euros, alors que la mise en œuvre était prévue entre avril et juillet. Autre inconvénient : une application indistincte à tous les conducteurs, quel que soit le niveau de leurs revenus.

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