Billets d’avion : pourquoi les prix pourraient s’envoler cet été ?

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Maria Korneeva

Mauvaise nouvelle pour si vous avez prévu de passer vos vacances d’été dans une destination lointaine ou exotique. L’envolée du prix des hydrocarbures avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie devrait se répercuter sur le prix des billets d’avion dans les prochains mois.

A peine sortie de deux années difficiles en raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, les compagnies aériennes doivent désormais faire face à une crise énergétique. Dopé par la guerre en Ukraine, le prix du baril de Brent, la référence de l’or noir en Europe, a bondi ces dernières semaines. Il a même atteint les 139 dollars dimanche 6 mars - son plus haut niveau depuis 2008 -, avant de repasser sous la barre des 100 dollars mardi 15 mars, son niveau d’avant la guerre.

Or, le coût du pétrole « pèse un quart dans le coût d’exploitation d’une ligne aérienne », expliquait le 10 mars dernier à Ouest France Thomas Juin, le président de l’Union des aéroports français (UAF). En pratique, le kérosène peut représenter de 35 à 45 % des coûts pour un long-courrier et de 25 à 35 % pour un moyen-courrier.

Une hausse des prix des billets dans les prochains mois

Malheureusement, les compagnies aériennes ne pourront pas compter sur un coup de pouce de l’Etat pour faire face à hausse des prix du pétrole. « Nous n’avons pas prévu d’aide spécifique car toutes les compagnies mondiales sont concernées par le prix du kérosène, elles vont toutes le répercuter. Mais on peut s’attendre à une répercussion sur les billets », a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, mercredi 16 mars lors de la présentation du plan de résilience économique et social.

Les répercussions sur le prix des billets seront, toutefois, différentes selon les compagnies. Pour se protéger contre les évolutions brutales des cours du pétrole, certaines se sont couvertes en négociant à l’avance des achats de kérosène à un prix moins élevé que celui du marché. C’est par exemple le cas de la compagnie low cost Ryanair ou d’Air France, ce qui leur permet de ne pas augmenter dans l’immédiat les prix des billets. Mais cela n’empêchera pas à terme les augmentations. « On va plutôt retrouver les répercussions dans quelques mois, une fois que les compagnies aériennes auront été obligées d'utiliser les barils achetés avec les cours actuels », estimait la semaine dernière Paul Chiambaretto, spécialiste du secteur aérien, auprès de l'AFP.

Une hausse estimée de 15 à 20 %

Mais à quelle hausse s’attendre ? Interrogé par Le Monde, le directeur général d’Air Caraïbes, Marc Rochet, anticipe une augmentation des tarifs de « 15 à 20 % ». Les prix des billets d’avion auraient même déjà augmenté de 8 % sur certains vols, d’après lui. De son côté, Guillaume Rostand, le porte-parole de Liligo, moteur de recherche qui compare les prix des billets d’avion, déclarait, la semaine dernière sur France Info, s’attendre à une augmentation « de l’ordre de 20 à 25 % ».

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