Aurez-vous un train pour Noël et à quel prix ?

Alors que le deuxième confinement suit son cours en France, la perspective des rassemblements familiaux pour les fêtes de fin d'année (Noël et réveillon de la Saint-Sylvestre) commence à poindre le bout de son nez. Du côté de la SNCF, on explique être paré à répondre à la demande qui s'annonce forte, ce qui, comme chaque année, devrait avoir un impact significatif sur le prix des billets.

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© Enzojz

C’est officiel, dès ce mardi 17 novembre, les Français peuvent commencer à réserver leurs billets de train pour la période des fêtes de fin d’année auprès de la SNCF. Une annonce effectuée par le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari ce midi sur BFMTV qui confirme que « 100 % des trains sont ouverts à la réservation » pour les vacances de Noël.

Plus tôt dans la matinée, c’est le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou qui affirmait que l’entreprise publique était prête à assurer les déplacements des Français dans l’Hexagone en fin d’année et ce malgré la crise sanitaire et ses conséquences.

Le dirigeant de la société de chemins de fer expliquait sur Europe 1 attendre le « go sanitaire » du gouvernement.  « On a déjà des plans pour être capable de remonter le niveau d'offre des TGV, qui est aujourd'hui à 30 % et qu'on pourrait remonter pour faire en sorte que chaque Français dispose de son train pour partir », précisait-il face à la journaliste Sonia Mabrouk.

Rassurer les Français

Pourtant, les incertitudes liées à l’évolution de l’épidémie en France freinent les projets de départs de beaucoup d’usagers. La SNCF accuse en effet une baisse des réservations de 55 % en comparaison avec la période habituelle à la mi-novembre. Afin d'inciter les clients à sauter le pas, la compagnie ferroviaire se montre rassurante.

Tout d’abord, la SNCF a d’ores et déjà assuré que l’ensemble des billets réservés seront échangeables et remboursables sans frais jusqu’au 4 janvier prochain.

Par ailleurs, Jean-Pierre Farandou a annoncé ce matin que l’ensemble des cheminots seront mobilisés pour préparer cette reprise totale espérée tant sur un plan matériel que sanitaire.

« On a environ 500 rames de TGV, il faut toutes les reprendre dans les ateliers pour être sûrs qu'elles ont zéro défaut, qu'elles sont prêtes à parcourir les centaines de kilomètres devant elles » a-t-il précisé, toujours au micro d’Europe 1, avant d’ajouter : « Depuis le début de la crise sanitaire, nous mettons beaucoup d'énergie à protéger nos clients, et nos salariés […] Nos rames sont désinfectées au moins une fois par jour, plus des nettoyages complémentaires dans les gares ou même à bord, en cours de route. »

Par ailleurs, quoi qu’il advienne, le port du masque sera toujours obligatoire en gare et à bord des trains.

Des « petits prix » ? Une promesse à vérifier

Si les Français sont désormais assurés de pouvoir partir pour les fêtes en cas d’assouplissement du confinement d’ici-là, reste à voir les prix qui seront pratiqués par la SNCF. C’est de coutume en fin d’année, les prix des billets flambent à mesure que les vacances scolaires approchent.

Face à cette problématique, le PDG de la société ferroviaire a tenu à y apporter une réponse. Du moins, en partie : « Nos petits prix, ce sont quand vous réservez à l'avance. Quand on attend le dernier moment, les petits prix ont disparu et cela peut être des prix plus standards qui sont proposés aux clients. » Des prix « standards » qui peuvent varier du simple au triple. Ainsi, selon une récente étude de 60 millions de consommateurs, le prix d’un billet entre Paris et Marseille peut varier de 19 à 116 €.

Des prix bientôt uniformisés ?

Une situation désagréable pour les usagers qui s’expliquent tant par l’explosion de la demande à certaines périodes - comme les fêtes de fin d’année et les vacances d’été - mais aussi par le yield management, un terme barbare qui désigne en réalité une stratégie de vente pratiquée également par les compagnies aériennes qui proposent une myriade de tarifs différents pour le même trajet. Les prix varient ainsi au fil du temps et en fonction du niveau de la fréquentation sur une période donnée.

Un système opaque et illisible auquel Jean-Pierre Farandou souhaite lui-même mettre fin avec « une tarification plus simple et accessible », comme rapporté par France 3, mardi 16 novembre. Toujours sur Europe 1, le patron de la SNCF en a rajouté : « J'en ai un peu assez que l'on me dise que la SNCF c'est cher, ce n'est pas vrai. Il y a beaucoup de petits prix dans nos gammes tarifaires mais il y a un travail de conviction à faire. J'ai demandé à ma direction voyageur de travailler sur une évolution de la tarification pour faire en sorte, qu'au dernier moment on puisse encore trouver des petits prix, quand on veut acheter un billet de train. »

Une évolution des tarifs qui, si elle se concrétise, ne devrait pas entrer en vigueur avant plusieurs mois. En attendant, Jean-Pierre Farandou tient à rappeler le succès des Ouigo, ces trains low-cost pour voyager à prix cassés entre plusieurs grandes villes. Mais, ces tarifs discount répondent aussi à la loi de l’offre et de la demande…

df
Maxime Trédan
Publié le

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