Alimentation : ces allégations (presque) mensongères sur certains emballages

3 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Supermarché, rayon, cliente
Les emballages peuvent présenter des informations parcellaires ou inexactes concernant la composition des produits. - © OceanProd

C’est l’une des techniques mises en œuvre par les industriels de l’agroalimentaire pour pousser à l’achat : inscrire sur les emballages de leurs produits des mentions parcellaires ou inexactes. L’association agréée Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) reproche aux fabricants une information défectueuse, dans une série de communiqués publiés mercredi 19 janvier dressant le bilan de cinq ans d’enquêtes sur l’alimentation.

Les fruits absents des yaourts et smoothies

Des emballages de produits vantent la présence d’ingrédients comme des fruits. « Mais si vous y regardez de plus près, il peut n’y en avoir qu’une quantité très faible, voire inexistante ! », prévient CLCV, citant l’exemple des framboises ou des fraises.

Par exemple, « ne vous laissez pas avoir par les belles framboises représentées sur les yaourts de la marque Malo… vous n’en trouverez pas une trace ! Soyez plutôt attentif au mot ‘‘Saveur’’ précédant le mot ‘‘Framboise’’ qui indique que le fruit n’est pas présent dans le produit en tant que tel ». Seul « un arôme naturel de framboise » figure dans le yaourt.

Inversement, il peut arriver que la pomme, un fruit « très souvent utilisé en grande quantité car peu coûteux », ne soit pas mentionnée sur l’emballage.

Ainsi, « le smoothie myrtille framboise Nu [...] contient 40 % de pomme et plus de 16 % de banane, mais pas de trace de pomme ni de banane à l’avant de l’emballage ».

Des produits avec très peu de viande ou de poisson

La quantité de viande, de poisson ou de végétaux dans les plats préparés varie selon les produits.

« Certains raviolis ne présentent que 4 % de viande quand d’autres marques en ont 25 % », relève CLCV. Par exemple, les raviolis bœuf de Jardin Bio ne contiennent que 4,2 % de bœuf.

Les poissons panés destinés aux enfants contiennent en moyenne moins de poisson que les poissons panés classiques (59 % contre 65 %).

Des steaks de soja n’incluent dans leur recette que 12,5 % de soja, quand le pourcentage peut atteindre 67 % dans d’autres produits.

Ces emballages qui vantent le caractère sain de produits

Des « allégations nutritionnelles ou de santé » peuvent être inscrites sur les emballages, comme « Source de fibres», « Riche en fruits», « Antioxydant ». Elles « mettent enavant le côté sain du produit, alors que sur d’autres aspects nutritionnels, c’est loin d’être le cas ».

En vidéo : 11 aliments à consommer après leur date de péremption

Des aliments bourrés d’additifs

« Nos enquêtes ont mis en avant que pour une même famille de produits étudiés, les recettes peuvent être très différentes d’une marque à l’autre. Certaines contiennent peu d’additifs quand d’autres en sont remplis ! », rapporte CLVC. 

Par exemple, l’île gourmande sans œufs de Yoplait contient treize additifs. « Les additifs utilisés pour ce produit [...] ont tous une fonction technologique nécessaire que ce soit au moment de la fabrication ou pour garantir sa stabilité jusqu’au moment de sa consommation », a justifié la marque auprès de CLCV.

Des fabricants font des efforts pour réduire le nombre d’additifs.

Consultez le guide pratique "Je deviens parent"
Consultez le guide pratique "Je deviens parent"
  • Une check-list pour ne rien oublier
  • Des outils pratiques
  • Tous les articles utiles
  • J'y vais

    Sucre, matières grasses et additifs dans les produits pour enfants

    Parmi les produits destinés spécifiquement aux enfants, tels que les « céréales, gâteaux ou boissons aux fruits », une partie « sont très sucrés, gras et débordant d’additifs », rappelle l’association agréée de consommateurs.

    Fréquemment, les produits dont la cible commerciale est les enfants « présentent des mentions positives ou allégations nutritionnelles sur leur emballage », comme « Sans conservateur », « Sans arômes artificiels », « 100 % d’ingrédients d’origine naturelle », « Riche en fruits ». Attention : de telles mentions ne préjugent pas du profil nutritionnel du produit. D’ailleurs, certaines marques, comme les biscuits Lulu L’ourson fraise, n’affichent pas leur Nutri-Score.

    « La boisson Oasis pocket orange affiche ‘‘100 % d’ingrédients d’origine naturelle’’, mais une bouteille de 250 millilitres contient deux additifs et presque l’équivalent de quatre morceaux de sucre », explique CLCV.

    A lire aussi