Alimentation : les industriels réclament une hausse des prix de 9 %

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© Prostock-Studio

Le prix du sucre, du lait ou des pâtes va-t-il augmenter dans les semaines qui viennent ? Dans une note de conjoncture publiée le 8 juin, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) alerte sur la flambée du prix des matières premières et remonte un besoin urgent d’augmenter les tarifs des produits alimentaires pour y faire face.

Flambée des prix des matières premières alimentaires

« Depuis plusieurs mois, sur fond de fortes tensions sur la demande (Chine et Etats-Unis notamment) et d’aléas climatiques, les prix des matières premières alimentaires flambent. Céréales (blé, maïs, soja), sucre et huiles notamment connaissent une inflation des cours rarement atteinte », explique l’Ania. Sur un an, la branche alimentaire des Nations unies (FAO) estime que les produits laitiers ont enchéri de 24 %, les céréales de 26 %, le sucre de 58 %, les huiles de 100 % et les viandes de 6 %. Au total, l'indice FAO des prix des produits alimentaires a augmenté de 31 % en moyenne. C’est la plus forte hausse depuis juin 2008.

A cela, s’ajoutent de fortes tensions sur la disponibilité et le coût des approvisionnements en matières premières industrielles (plastique, carton, caoutchouc, verre, aluminium). Actuellement, 70 % des entreprises interrogées par l’Ania seraient « pénalisées par l’allongement des délais de livraison, multipliés par 2 voire 3, dans un contexte où les stocks des industriels sont au plus bas ». Et 40 % font face à des pénalités logistiques.

Bientôt une répercussion sur les prix des denrées alimentaires ?

« Dans un contexte de déflation persistante » des prix dans les grandes et moyennes surfaces (-0,3 % en 2020, selon le panéliste IRI), « les tensions sur le prix des matières premières affectent considérablement la santé financière des industries agroalimentaires, traduisant un double décrochage de compétitivité, en France et en comparaison internationale », explique l'Ania. Dans ce contexte, les entreprises interrogées par l’association demandent une hausse des prix des produits alimentaires, toutes catégories confondues, de 9 % en moyenne. Dans le détail, elles réclament d’augmenter le prix des huiles de 50 %, celui des produits laitiers de 11 %, celui des plats préparés, de la viande et du poisson de 8 % ou encore celui du sucre, du cacao, du café et du thé de 5 %.

D’après l’Ania, « l’alignement de l’inflation alimentaire à un niveau comparable à l’inflation globale (1,4 % en mai) se traduirait par un coût d’environ 2 € par ménage et par mois ».

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