Alimentation : bientôt le retour des promotions à -50 % en supermarché ?

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Hans Lucas via Reuters Connect

La hausse des prix dans les rayons des supermarchés se poursuit. Après +4,3 % au mois de mai, l’indice des prix à la consommation des produits alimentaires a augmenté sur un an de 5,7 % en juin, d’après la dernière note de conjoncture de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans ce contexte inflationniste, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé, lundi 4 juillet sur France Inter, son souhait de revenir sur l’encadrement des promotions dans l’alimentaire pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

« Aujourd'hui, les promotions ne peuvent pas excéder 34 % de remise dans la grande distribution, je propose que l'on relève ce seuil à 50 % pour qu'il y ait des prix cassés pour tous ceux qui en ont besoin », a-t-il expliqué.

Depuis 2019, et la mise en place de la loi EGalim adoptée fin 2018, les remises sur les produits alimentaires sont limitées à 34 % en valeur et à 25 % en volume. Autrement dit, les enseignes de la grande distribution ne peuvent plus proposer des offres « 1 produit acheté, le deuxième offert » ou « 2 pour le prix d’1 » mais uniquement des offres « 2 produits achetés, 1 offert ». Cette mesure avait été prise pour protéger le revenu des agriculteurs et faire cesser la guerre des prix entre les distributeurs.

Une proposition rejetée par les agriculteurs et l’agroalimentaire

Mais ce retour des grosses promotions inquiète le monde agricole. « Toutes les charges des agriculteurs augmentent : le carburant, les engrais, l'alimentation animale... Ce n'est pas le moment de baisser les prix aux agriculteurs. C'est un très mauvais signal », estime sur TF1 Christiane Lambert, la présidente de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), qui plaide plutôt pour le versement d’un chèque alimentaire aux plus démunis.

De leur côté, les industriels de l’agroalimentaire réclament une hausse de 8 à 10 % des prix que leur paye la grande distribution pour compenser la flambée des coûts de production.

Face au mécontentement des agriculteurs, le ministère de l’Economie promet d’être vigilant. « Nous allons mettre les choses sur la table pour en discuter et regarder dans quelles mesures nous pouvons passer à 50 % de promotions au lieu de 34 %, sans que cela touche aux agriculteurs », a assuré un proche de Bruno Le Maire au Parisien.

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