Abonnés d’Orange, vos données de géolocalisation vont être transmises à la Commission européenne

Le dispositif vise à déterminer l’ampleur des mouvements de population depuis la mise en place du confinement, conçu pour limiter la propagation du coronavirus. Mais le PDG d’Orange dément tout « traçage individuel ».

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Le confinement est appliqué en France depuis le 17 mars à midi.
Le confinement est appliqué en France depuis le 17 mars à midi. © Prostock-studio

Vous avez un abonnement téléphonique auprès d’Orange ? Vos données de géolocalisation risquent fort d’être utilisées par la Commission européenne, qui souhaite évaluer les effets du confinement imposé afin de limiter la propagation du coronavirus, soit depuis le 17 mars en France. Le groupe a accepté de communiquer les données de ses clients à l’institution, tout comme sept autres opérateurs européens, pour déterminer l’ampleur des mouvements de population.

Le commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, avait demandé la mise en place d’un tel système auprès de la GSM Association, qui regroupe des acteurs de la téléphonie mobile dans le monde, indique l’Agence France-Presse.

Mais le PDG d’Orange a démenti, jeudi 26 mars, tout « traçage individuel ». Seules les données de géolocalisation seront prises en compte et non « vos contacts, vos photos ou les sites que vous avez visités », a expliqué Stéphane Richard au micro d’Europe 1.

Orange procède à l’agrégation de « ces données, par des groupes de 50 000 personnes », puis « les anonymise ». Une méthode acceptée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les autorités disposent donc d’informations sur vos déplacements... mais sans savoir qu’il s’agit de vous.

« La France n’est pas la Chine »

« La France n’est pas la Chine, l’Europe d’ailleurs n’est pas la Chine non plus ou d’autres pays en Asie qui ont eu recours à des méthodes plus intrusives », observe le PDG d’Orange.

Orange a communiqué déjà des données de géolocalisation à l’Institut national de la santé de la recherche médicale (Inserm), qui s’appuyait jusque-là pour nourrir ses « modèles épidémiologiques » sur des informations du « transport aérien », selon Stéphane Richard.

Le dispositif « permet de savoir comment les moyens hospitaliers doivent être dimensionnés ou anticipés ».

« Plus d’un million de personnes ont quitté le Grand Paris la veille et le jour du confinement. Il y a eu 30 % d’augmentation de la population à l’Île de Ré [Charente-Maritime] pendant ces deux mêmes jours par rapport à la même période de l’an dernier », souligne le dirigeant.

Orange peut stocker les données de géolocalisation durant un an maximum.

 

df
Timour Aggiouri
Publié le

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