5G : quel impact sur la santé ?

Les ondes générées par la 5G ne seraient pas dangereuses à court terme pour la santé, selon un rapport gouvernemental. Les effets sur le long terme font, en revanche, débat au sein de la communauté scientifique.

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© sarayut

Alors que le déploiement du réseau 5G en France suscite des interrogations sur ses effets sanitaires et environnementaux chez des élus de l’opposition et certains citoyens, un rapport gouvernemental, remis mardi 15 septembre, a conclu qu’il n’y avait « pas d’effets néfastesavérés à court terme » en dessous des valeurs limites recommandées concernant l’exposition aux ondes électromagnétiques.

Commandé au début de l’été par le gouvernement suite à la demande de moratoire sur l’attribution des premières fréquences 5G exprimée par la Convention citoyenne pour le climat, le rapport a été établi par le Conseil général de l'environnement et du développement durable, l'Inspection générale des affaires sociales, l'Inspection générale des finances et le Conseil général de l'économie. Il s’appuie sur un grand nombre de retours d’expériences et sur un large corpus scientifique : 26 pays comparables à la France ont été étudiés, dont 21 ont déjà lancé la 5G.

Pas d’effets néfastes avérés à court terme

« Au vu du grand nombre d’études publiées depuis les années 1950, en France et dans le monde, sur les effets des radiofréquences sur la santé, il n’existe pas, selon le consensus des agences sanitaires nationales et internationales, d’effets néfastes avérés à court terme, c’est-à-dire d’effets thermiques délétères sur les tissus, en dessous des valeurs limites d’exposition recommandées » aux ondes, écrivent les auteurs du rapport de 190 pages.

« Les éventuels effets de long terme, cancérogènes ou non, difficiles à mettre en évidence, sont à ce stade, pour l’essentiel, non avérés selon les mêmes agences nationales et internationales », poursuivent-ils. Des débats persistent toutefois au sein de la communauté scientifique. « Il n’a pas été mis en évidence d’effets avérés chez les enfants sans que l’on puisse exclure la possibilité d’effets cognitifs. Par ailleurs, il n’a pas été démontré de lien de causalité entre ondes électromagnétiques et hypersensibilité électromagnétique des personnes », précise le rapport.

Les effets des fréquences de 26 GHz encore à évaluer

Pour se développer, la 5G utilisera des bandes de fréquences « anciennes » et déjà connues (celle des 700 MHz, utilisée actuellement par la 4G, par exemple) mais aussi des fréquences nouvelles, situées dans les bandes 3,5 GHz  (gigahertz) et 26 GHz. Les premières, qui seront attribuées le 29 septembre aux quatre opérateurs français lors d’enchères, n’ont pas d’impact sur la santé, si elles sont utilisées dans les limites fixées par la réglementation. En revanche, les secondes, celles autour des 26 GHz (fréquences dites millimétriques), qui impliqueront l’installation de nouvelles antennes, nécessitent encore des études complémentaires pour cerner leur impact. Elles seront, « selon toutevraisemblance », déployées dans un second temps en France, « de manière très ciblées pour couvrir des zones limitées à fort trafic (hot spot) probablement majoritairement pour les entreprises et marginalement pour le grand public (par exemple stadesou terminaux detransport) », indique le rapport.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) doit encore rendre un rapport sur le sujet en mars 2021.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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