14-Juillet : une cérémonie pour les militaires et les soignants

Les soldats, les personnels soignants et d’autres « acteurs mobilisés contre le virus » feront l’objet d’un « hommage » le jour de la fête nationale.

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14-Juillet
Le défilé du 14 juillet 2019. © Eliot Blondet – Pool New – Reuters

Le président de la République, Emmanuel Macron, entend montrer la reconnaissance du pays à l’égard des personnels soignants le 14 juillet, lors de la fête nationale. Le traditionnel défilé militaire à Paris va être remplacé par une cérémonie place de la Concorde où seront présents des soldats et des soignants, fortement sollicités durant la crise sanitaire.

« La cérémonie, qui inclura un défilé aérien, mettra à l’honneur la participation de nos armées à la lutte contre le Covid-19, à travers l’opération Résilience ; elle rendra également hommage aux personnels soignants, que les Français ont applaudis chaque soir durant la période de confinement, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs mobilisés contre le virus », a fait savoir l’Elysée à l’Agence France-Presse (AFP).

« 2 500 invités »

L’opération Résilience désigne « la contribution des armées » à la lutte contre « la propagation du Covid-10, explique le site defense.gouv.fr. Elle est centrée sur l’aide et le soutien aux populations, ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à cette épidémie, en métropole et outre-mer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection ».

La présidence n’envisage pour l’heure pas d’ouvrir la cérémonie de « 2 000 participants » aux spectateurs, hormis à quelque « 2 500 invités ». Mais « la situation pourrait être réévaluée d’ici le 14 juillet » si l’état sanitaire s’améliore, a ajouté l’Elysée auprès de l’AFP. Le défilé est habituellement public et télévisé, permettant aux armées de montrer leur puissance auprès de la nation et du monde entier.

Des propositions d’élus

Des élus proposaient la participation des personnels soignants au défilé du 14 juillet. Fin mars, Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller en communication de François Hollande à l’Elysée, envisageait auprès du Monde différentes solutions pour souder le pays dans l’adversité : « Pour donner le moral aux Français, on pourrait imaginer que la Patrouille de France passe au-dessus de l’Arc de triomphe comme la patrouille est passée au-dessus de la Péninsule au son de Pavarotti. Ou annoncer dès maintenant que des soignants de l’AP-HP [Assistance publique-Hôpitaux de Paris] défileront sur les Champs-Elysées le 14 juillet ».

Emmanuel Macron « souhaite que la fête nationale soit […] une occasion de manifester l’hommage et la reconnaissance de la nation à celles et ceux que les Français applaudissent chaque soir », indiquait le compte rendu du Conseil des ministres du 13 mai.

Vocabulaire martial

La présence de soignants rappellera le vocabulaire martial employé par le chef de l’Etat dans ses discours de crise. Le 16 mars, le président de la République avait affirmé et répété « Nous sommes en guerre ». Le 13 avril, il avait désigné « nos fonctionnaires et personnels de santé, médecins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens » comme étant en « première ligne », une expression faisant écho aux risques pris par les soldats en opération. 

La fête nationale est fixée au 14 juillet depuis 1880. Ce jour renvoie à deux événements ayant eu lieu ce jour : la prise de la Bastille de 1789, considérée par nombre d’historiens comme n’ayant exercé qu’un rôle mineur dans le processus révolutionnaire, et la fête de la Fédération, organisée un an plus tard.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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