Verser des allocations chômage aux démissionnaires coûtera très cher à l’Unedic

Promesse phare d’Emmanuel Macron, l’extension de l’assurance-chômage à tous les démissionnaires pourrait s’avérer très onéreuse pour l’Unedic. En raison d’un effet d’aubaine, elle pourrait coûter jusqu’à 14 milliards d’euros la première année.

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L’extension de l’assurance-chômage à tous les démissionnaires pourrait coûter des milliards à l’Unedic.
L’extension de l’assurance-chômage à tous les démissionnaires pourrait coûter des milliards à l’Unedic. L’extension de l’assurance-chômage à tous les démissionnaires pourrait coûter des milliards à l’Unedic.

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : ouvrir sans condition « les droits à l’assurance-chômageaux salariés qui démissionnent », à raison « d’une fois tous les cinq ans ». En clair, ils pourraient toucher une allocation de Pôle emploi. En 2016, les démissionnaires représentaient seulement 2 % des chômeurs indemnisés, le droit à une indemnité en cas de démission n’étant possible que dans certaines situations. Par exemple, s’il s’agit d’une démission pour cause de déménagement ou pour cessation d’activité de l’entreprise.

En étendant l’assurance-chômage, le président veut accroître la mobilité professionnelle et la flexibilité du travail. Etant sûrs de ne pas se retrouver sans ressources, les salariés désireux de quitter leur entreprise sauteraient plus facilement le pas.

Une facture très salée pour l’Unedic

Mais selon les estimations du ministère du Travail, dévoilées par Les Echos mardi 3 octobre, le coût de cette mesure pourrait être très lourd pour l’Unedic : entre 8 et 14 milliards d’euros la première année et de 3 à 5 milliards les années suivantes. Ces montants résulteraient d’un effet d’aubaine. Ces nouveaux droits pourraient pousser de nombreux salariés à passer à l’acte. « Il s’agit d’estimations préliminaires, extrêmes, qui font l’objet d’une évaluation critique. Ces hypothèses ne sont clairement pas sur la table », selon le ministère du Travail, cité par Les Echos.

Une solution pour amoindrir les coûts

Le gouvernement réfléchirait à un moyen de baisser le coût de la mesure. La solution envisagée consisterait à proposer des conditions d’indemnisation moins généreuses en cas de démission.

Pour l’heure, la réforme de l’assurance-chômage devrait être mise en œuvre à compter de l’été 2018. Il est prévu de l’étendre également aux indépendants. Le gouvernement a prévu six mois de concertations avec les partenaires sociaux.

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