Vers la création d’un nouveau contrat de travail dans l’hôtellerie et la restauration

La principale organisation patronale du secteur planche sur un « contrat de mobilités », à durée indéterminée mais très flexible.

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Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration recourt massivement aux contrats précaires.
Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration recourt massivement aux contrats précaires.

Les négociations sur l’assurance-chômage entre les syndicats et le patronat sont difficiles. Les organisations patronales s’opposent à la mise en place d’un système de bonus-malus pour pénaliser les entreprises abusant des emplois précaires (contrats à durée déterminée et missions d’intérim).

Dans ce contexte, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) travaille à la création d’un nouveau contrat à durée indéterminée (CDI), dénommé « contrat de mobilités », où l’employeur serait redevable d’une contribution supplémentaire en contrepartie d’une flexibilité importante, a révélé le quotidien Les Echos. Cette organisation patronale est majoritaire dans l’hôtellerie et la restauration, un secteur qui recourt massivement aux emplois précaires. Interrogée mercredi 6 février, l’Umih nous a confirmé les informations du journal.

Une plateforme agréée par la branche

La conclusion de ce contrat devrait vous être proposée par une plateforme agréée par la branche, d’après Les Echos. Vous pourriez exercer votre activité successivement pour différents employeurs, sous réserve qu’une durée maximale soit fixée pour chaque mission.

Lorsqu’il ne travaille pas, le salarié recevrait une indemnisation financée en partie par Pôle emploi, en partie par la contribution de l’employeur. Lequel participerait en outre aux frais de fonctionnement de la plateforme et abonderait le compte personnel de formation du salarié.

La surcotisation doit donc permettre « la flexibilité de la main d’œuvre, la simplicité administrative et la sécurité juridique des contrats en question », remarque ainsi Les Echos. Des objectifs à rebours du bonus-malus envisagé par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, conçu dans son programme pour pénaliser les entreprises entretenant la précarité et récompenser celles créant « des emplois stables et pérennes ». Le 24 janvier, le président de la République s’est redit favorable à un tel dispositif, « branche par branche ».

Selon Les Echos, le Mouvement des entreprises de France (Medef) est susceptible de relayer la proposition de l’Umih lors de la prochaine réunion des organisations syndicales et patronales sur l’assurance-chômage, le 14 février. Les parties doivent trouver un terrain d’entente d’ici la fin février. En l’absence d’accord, le gouvernement d’Edouard Philippe définira lui-même les règles.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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