Un salarié peut espérer voir son salaire multiplié par 1,7 au cours de sa carrière

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Les salariés peuvent espérer voir leur rémunération multiplié par 1,7 au cours de leur carrière.
Les salariés peuvent espérer voir leur rémunération multiplié par 1,7 au cours de leur carrière. Les salariés peuvent espérer voir leur rémunération multiplié par 1,7 au cours de leur carrière.

« Quelle que soit son année de naissance, un salarié peut en moyenne espérer multiplier son salaire par 1,7 au cours de sa vie professionnelle ». C’est la conclusion d’une étude publiée mercredi 18 novembre par France Stratégie, un centre de recherche rattaché à Matignon. Les auteurs l’ont réalisée à partir des données de l’enquête Emploi de l’Insee pour construire huit générations de salariés travaillant à temps complet nés entre 1935 et 1974, avec leur niveau desalaire net et de diplôme.

« En moyenne, le salaire mensuel part d’un niveau de 1 350 euros environ à 25 ans, il progresse rapidement au cours des dix à quinze années suivantes, stagne ensuite au-dessus de 2 000 euros, avant d’accélérer de nouveau sur les dix dernières années pour culminer aux alentours de 2 300 euros. Sur une carrière complète, le salaire moyen augmenterait donc de 1 000 euros environ », expliquent les auteurs.

Ils constatent que de cinq ans en cinq ans, chaque cohorte de salariés répète un profil de carrière et d’évolution de la rémunération relativement invariant. En début de carrière, le salaire vaut en moyenne 70 % du salaire moyen de l’économie, à 30 ans, il égalise le salaire moyen, à 40 ans, il le dépasse de 10 % et il lui faut encore vingt années pour le dépasser de 20 %.

Les écarts de salaires hommes-femmes s’agrandissent en fin de carrière

Toutefois, cette apparente uniformité des profils masque des disparités, notamment entre les hommes et les femmes. L’écart de salaire, à peine perceptible en début de carrière, s’agrandit avec l’âge : une femme en fin de carrière gagne en moyenne 110 % du salaire moyen, contre 130 % pour un homme.

La situation des diplômés se dégrade

En étudiant les carrières des hommes – faute de données complètes sur celles des femmes – les économistes notent une baisse relative du rendement des diplômes au fil des générations. « Le pourcentage d’hommes diplômés du supérieur ayant doublé en vingt ans, l’appareil productif a eu du mal à absorber cette rapide montée du niveau de qualification de la population active, avec pour conséquence un certain déclassement du diplôme à l’entrée sur le marché du travail », observent-ils.

La position des peu diplômés est stable depuis 25 ans

A l’inverse, la position des peu diplômés apparaît stable d’une génération à l’autre. « Malgré la mondialisation et la concurrence des pays à bas salaire, l’existence du Smic aurait protégé les salariés français peu diplômés d’une dégradation de leur situation », jugent les auteurs de l’étude.

Enfin, si les écarts de rémunération entre diplômés et peu diplômés sont modestes en début de carrière, de l’ordre de 100 à 300 euros par mois, ils atteignent en moyenne 1 000 euros à 50 ans. Pour tous, le rythme de progression de la rémunération s’amenuise à mesure que les salariés avancent en âge.

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