Travailleurs détachés du BTP : vos droits en un seul clic !

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En France en 2015, 77 700 travailleurs détachés ont rempli des missions dans le BTP.

Plombiers polonais, maçons portugais… la France comptait 286 025 travailleurs étrangers détachés déclarés en 2015, soit une progression de 25 % par rapport à l’année précédente, d’après les données de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal (CNLTI). En dix ans, leur nombre a décuplé, ils étaient seulement 26 446 en 2005.

Pour rappel, selon la directive européenne du 16 décembre 1996, un travailleur détaché est un salarié envoyé par son employeur dans un autre Etat membre de l’UE en vue d’y fournir un service à titre temporaire. Il est alors soumis aux conditions de travail et de salaire du pays d’accueil, les charges sociales restent celles du pays d’origine.

Un site Internet pour les salariés détachés du BTP

C’est dans le BTP que l’on trouve le plus de travailleurs détachés, concentrant à lui seul 37 % de ces salariés, soit 77 700 personnes, d’après un rapport du Sénat de 2013. Suit l’intérim (31 %), l’industrie (16 %) et l’agriculture. Ils viennent principalement de Pologne, du Portugal, d’Espagne et de Roumanie.

Désormais, les salariés détachés du BTP pourront se renseigner en quelques clics sur la réglementation sociale qui s’applique à eux dans les différents pays de l’Union européenne sur un nouveau site Internet, www.constructionworkers.eu/fr.

Les conditions de travail dans les 28 pays de l’Union européenne

Sur le site mis en ligne par la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois, les travailleurs détachés du bâtiment connaîtront pays par pays :

  • le montant du salaire brut minimum selon leur catégorie (travailleur non qualifié, qualifié, spécialiste, contremaître, professionnel) ;
  • le temps de travail légal par jour, par semaine, les heures supplémentaires, le temps de repos ;
  • les primes (heures supplémentaires, travail de nuit, un jour férié, un dimanche, etc.) ;
  • les congés payés ;
  • les déductions salariales ;
  • les indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.

Le salarié pourra ainsi comparer sa situation entre les 28 états-membres de l’Union européenne. Par exemple, s’il travaille en France et qu’il est payé au salaire minimum, il touche 1480,27 euros bruts par mois, tandis qu’au Portugal, le salaire minimum s’élève à 530 euros par mois.

Pour en savoir plus, il est invité à contacter les syndicats nationaux ; en France, la CFDT construction et bois et la Fédération nationale des salariés de la construction, bois et ameublement.

Dans les semaines à venir, une application mobile sera également disponible.

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