Travail : halte à la « réunionite aiguë »

Trop nombreuses, pas assez productives… Les réunions dans les entreprises sont critiquées par les salariés français qui y consacrent en moyenne 4,5 heures par semaine.

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A peine 52 % des réunions sont considérées comme productives.
A peine 52 % des réunions sont considérées comme productives.

Quatre heures et demie par semaine. C’est le temps passé enréunion en moyenne par les salariés français des entreprises de 500 salariés et plus, selon une étude publiée mardi 6 juin et réalisée par OpinionWay. Cumulé sur l’année, cela représente 3,4 semaines. Un chiffre qui double pour les cadres, soit 6,2 semaines.

Problème, à peine 52 % des réunions sont considérées comme productives. Parmi les griefs évoqués : 18 % des répondants déplorent l’absence « d’ordre du jour » ou « d’objectif clairement défini » et 26 % ne voient pas l’intérêt de leur présence. Mais 75 % n’ont pas la possibilité de ne pas être présent.

En réunion, 44 % des salariés font autre chose

En conséquence, plus de 4 salariés sur 10 (44 %) n’hésitent pas à utiliser leur smartphone ou leur ordinateur pour faire autre chose au cours de la réunion. Ils consultent leurs mails (57 %) ou en envoient (43 %), travaillent leurs dossiers (40 %) ou surfent sur Internet (22 %). 46 % déclarent tout de même prendre des notes sur le contenu de la réunion.

Autre critique : la finalité des réunions. « Seule une sur quatre aboutit la plupart du temps à une prise de décision », précise l’étude. Et lorsque des décisions sont prises, seuls 33 % des salariés interrogés jugent qu’elles sont « au plus près du terrain ». Par rapport à il y a 5 ans, le rythme de prise de décision a tendance à stagner (pour 49 % des sondés), voire à ralentir (28 %).

L’étude déplore une « surcharge collaborative »

Le cabinet commanditaire de l’étude, Empreinte Humaine, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, attribue ces résultats à la « surcharge collaborative ». Les salariés sont beaucoup consultés sans que leur avis soit ensuite pris en compte pour prendre les décisions. Même les cadres ont un « faible niveau d’autonomie » pour agir sur leur charge de travail. Seuls 55 % déclarent pouvoir prendre des décisions.

* Le sondage a été réalisé du 3 au 19 avril 2017 auprès de 1 012 salariés d’entreprises de 500 salariés et plus dans des secteurs économiques variés.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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