Trajets domicile-travail : la voiture reste le principal moyen de transport

Plus de 2 salariés sur 3 utilisent leur auto pour aller travailler, révèle l’Insee. Seuls 16 % recourent aux transports en commun.
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L’Insee détaille les modes de transport utilisés pour les trajets entre le domicile et le travail.
L’Insee détaille les modes de transport utilisés pour les trajets entre le domicile et le travail.

L’Insee fournit un éclairage aux causes du mouvement des « gilets jaunes », né d’une révolte d’automobilistes contre la hausse de la taxation des carburants. Sur les 23,2 millions de salariés habitant et en activité dans le pays (hors Mayotte) en 2015, 7 sur 10 se rendent à leur travail en voiture, évalue l’Institut national de la statistique et des études économiques, dans une enquête parue mercredi 13 février.

Les autres moyens de locomotion « sont minoritaires : 16 % des salariés empruntent les transports en commun, 7 % marchent à pied et 4 % utilisent des deux-roues, motorisés ou non », détaille l’organisme, qui s’appuie sur le recensement mené en 2015. « Enfin, 3 % n’ont pas besoin de se déplacer pour exercer leur activité professionnelle », ajoute l’Insee, sans préciser s’ils pratiquent le télétravail ou disposent d’un logement de fonction.

« Le quotidien de plus de 8 salariés sur 10 »

Les habitants des zones rurales sont davantage contraints que les autres à faire les trajets en auto.

« Dans les territoires faiblement urbanisés, prendre sa voiture pour aller travailler est le quotidien de plus de 8 salariés sur 10 », explique l’Insee. L’institut estime à « moins de 2 % » la proportion de salariés empruntant les transports en commun dans le Cantal, la Creuse, le Gers, la Lozère, la Vendée.

A contrario, les habitants de Paris et des communes de la petite couronne « privilégient les transports en commun pour aller travailler ». Tout comme à Lyon : « 41 % y ont recours, alors que 35 % utilisent la voiture ».

À Grenoble, Bordeaux, Lille et Strasbourg, moins de 45 % des salariés recourent à leur auto. « Dès lors que l’on s’écarte des villes-centres, la part de la voiture augmente et celle des transports en commun diminue », indique l’organisme.

Cette affirmation est susceptible de nourrir les analyses qui considèrent la crise des gilets jaunes comme l’expression du fossé entre les zones urbaines et la France périphérique, une vision jugée simpliste par certains observateurs.

  • Pour consulter l’enquête, cliquez ici.
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df
Timour Aggiouri
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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