Télétravailler pour réduire la durée des arrêts maladie, une solution ?

Le Premier ministre a diligenté une mission pour trouver comment maîtriser la hausse des arrêts maladie. Parmi les pistes évoquées : le recours au télétravail pour limiter les longs arrêts maladie en entreprise.
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L'Igas propose de favoriser le télétravail pour réduire les arrêts maladie de plus de six mois.
L'Igas propose de favoriser le télétravail pour réduire les arrêts maladie de plus de six mois.

Selon le dernier rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, les dépenses d’indemnités journalières versées par l’Assurance-maladie ont augmenté de 4,4 % entre 2016 et 2017. Si l’on s’en tient aux arrêts pour maladie, hors accidents du travail et maladies professionnelles, elles ont atteint 7,1 milliards d’euros l’an passé.

Pour faire un diagnostic sur l’augmentation des arrêts maladie et proposer des pistes d’évolution, le Premier ministre, Edouard Philippe, a missionné en septembre l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui doit rendre son rapport en décembre. Lors d’un point d’étape réunissant médecins, syndicats et représentants de patients mardi 13 novembre, plusieurs pistes ont été mises sur la table.

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Réduire la durée des arrêts en recourant au télétravail

Le télétravail est ainsi évoqué comme une solution de retour progressif à l’emploi après un congé maladie. Si par exemple une secrétaire s’est cassé la jambe, elle ne peut pas se rendre sur son lieu de travail mais peut tout à fait travailler depuis son domicile sur son ordinateur. L’objectif est de minimiser les arrêts de travail de plus de six mois qui coûtent près de la moitié des dépenses de l’Assurance maladie alors qu’ils ne représentent que 7 % de l’ensemble des arrêts de travail.

Ajouter la case « voir la médecine du travail »

Autre piste évoquée : ajouter la case « voir la médecine du travail » sur la feuille d’arrêt. Si elle est cochée par le médecin traitant, l’employeur devrait organiser un rendez-vous entre son salarié et le médecin du travail, selon Le Parisien. Cet entretien permettrait de trouver des solutions pour envisager un retour plus rapide en entreprise.

Autoriser l’arrêt de travail à temps partiel

L’Igas propose que le médecin puisse prescrire un arrêt de travail à temps partiel dans certaines situations. Par exemple dans le cas où un parent serait déprimé parce que son enfant est en chimiothérapie.

Augmenter les contrôles

Selon Le Parisien, l’Igas défend la dématérialisation des arrêts de travail qui pourrait permettre à l’employeur de demander rapidement un contrôle en cas de doute sur la légitimité de l’arrêt. Le salarié pourrait être convoqué par SMS.

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df
Sarah Corbeel
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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