Taxis et VTC passeront le même examen

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L'examen comporte sept épreuves écrites et un examen pratique.
L'examen comporte sept épreuves écrites et un examen pratique. L'examen comporte sept épreuves écrites et un examen pratique.

Le 25 avril prochain, les postulants au métier de chauffeur de taxi ou de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) passeront un nouvel examen, comprenant un tronc commun. Les arrêtés, publiés vendredi 7 avril au Journal officiel, viennent de définir les modalités des épreuves. Afin de mettre fin au conflit entre taxis et VTC, le gouvernement avait promis de revoir les règles d’exercice de la profession.

L’organisation des épreuves est confiée aux chambres des métiers et de l’artisanat, conformément à la loi Grandguillaume du 30 décembre 2016, du nom de Laurent Grandguillaume, le député PS de la Côte d’Or.

L’objectif est de garantir aux clients des chauffeurs ayant des compétences proches et de permettre aux deux professions de « se développer dans des conditions justes et équitables », a expliqué Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat chargé des Transports.

Coût de l’examen : 195 euros

Le nouvel examen se déroulera le mardi 25 avril puis tous les derniers mardis du mois. Les candidats devront débourser 195 euros pour passer les épreuves d’admissibilité et l’épreuve d’admission.

Pour une deuxième ou troisième présentation à l’épreuve pratique d’admission, ils paieront la somme de 95 euros.

Les tarifs seront revus « au 1er janvier de chaque année sur la base de l’évolution du plafond de la sécurité sociale pour l’année en cours ».

Sept épreuves théoriques d’admissibilité

En moins de 4 heures, les candidats devront répondre à 91 questions à choix multiples et 16 questions « à réponse courte ». Le tout noté sur un total de 340 points.

Cinq épreuves d’admissibilité sont communes aux deux professions : réglementation du transport public particuliers de personnes ; gestion ; sécurité routière ; capacité d’expression et de compréhension en langue française ; et capacité d’expression et de compréhension en langue anglaise.

Et deux épreuves d’admissibilité sont spécifiques à chaque profession :

  • conducteur de taxi : la connaissance du territoire et la réglementation locale ; la réglementation nationale de l’activité de taxis et la gestion propre à cette activité ;
  • conducteur de VTC : le développement commercial et la gestion propre à l’activité de VTC ; et la réglementation nationale spécifique de l’activité de VTC.

Les candidats sont déclarés admissibles s’ils ont obtenu une note d’au moins 10 sur 20, calculée sur l’ensemble des sept épreuves d’admissibilité, et s’ils ont évité les notes éliminatoires.

Une épreuve pratique d’admission

Les candidats admissibles pourront « se présenter trois fois à l’épreuve d’admissiondans un délai d’un an à compter de la publication des résultats des épreuves d’admissibilité ».

L’épreuve consiste en un examen pratique spécifique à chaque profession :

  • une course de taxi ;
  • ou une mission de transport en VTC.

Le but est d’« évaluer la capacité du candidat à assurer, par sa conduite en circulation, la sécurité des passagers et des autres usagers de la route tout en proposant aux clients un service commercial de qualité », explique le secrétariat d'Etat aux Transports dans un communiqué.

Une fois reçu à l’examen, un chauffeur de taxi ou d’un VTC aura trois ans pour passer, s’il le souhaite, les épreuves spécifiques de l’autre catégorie, moyennant 40 euros, puis un nouvel examen de conduite, facturé 95 euros.

Des candidats dispensés de certaines épreuves

Par ailleurs, les candidats ayant déjà validé, depuis moins de trois ans, un ou plusieurs modules de l’ancien certificat professionnel de conducteur de taxi seront dispensés, jusqu’à la fin 2017, des nouvelles épreuves écrites équivalentes et d’une partie des frais d’inscription.

Les conducteurs étrangers citoyens d’un autre pays européen pourront exercer les professions de taxi ou de VTC en faisant reconnaître leur « aptitude professionnelle » par les préfectures, qui pourront leur imposer de passer un examen ou de suivre une formation, mais aussi contrôler leur niveau de langue française.

Nouvelle carte professionnelle pour les VTC

Les préfectures remettront aux chauffeurs de VTC une nouvelle carte professionnelle et ils devront coller sur leur pare-brise une nouvelle vignette ronde et rouge, délivrée par l’Imprimerie nationale.

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