Variants du Covid-19 : vers une flambée de l’épidémie au mois de mars ?

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© chayakorn lotongkum

« Un rien peut faire basculer la situation. » La mise en garde est signée Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement qui s’est exprimé ce mercredi 17 février à la sortie d’un nouveau Conseil de défense organisé chaque semaine au palais de l’Élysée. « Il serait déraisonnable de relâcher nos efforts. La pression hospitalière est toujours très forte » a-t-il ajouté sans manquer de saluer l’attitude responsable des Français qui « ont su déjouer les pronostics. »

Alors que les derniers chiffres de l’épidémie en France semblent plutôt rassurants ces derniers jours, les pronostics vont bon train pour tenter de prédire l’avenir alors que la campagne de vaccination se déroule toujours au rythme lent des livraisons de doses par les laboratoires. Une nouvelle étude réalisée dimanche 14 février par l’Inserm, Santé publique France et Orange Labs laisse planer un scénario catastrophique pour les prochaines semaines, prédisant notamment une flambée de l’épidémie due aux variants.

Une troisième vague en mars ?

Les scientifiques emmenés par l’épidémiologiste Vittoria Colizza ont modélisé trois scénarios concernant les admissions futures à l’hôpital. L’un se basant sur un durcissement des mesures sanitaires, un deuxième sur un statu quo et enfin un dernier prenant en compte un possible relâchement des restrictions mises en place dans l’Hexagone.

Dans les trois cas, le nombre d’entrées à l’hôpital chaque semaine devrait flamber dans le courant du mois de mars. Les chiffres vont de 15 000 à plus de 40 000 nouvelles hospitalisations par semaine en fonction des scénarios choisis. Des statistiques qui comprennent également les admissions en réanimation. Ces hypothèses sont basées sur les résultats de l’enquête Flash menée au début du mois de janvier en France. Toujours selon l’Inserm, les mesures actuelles prisent par le gouvernement ne permettront pas de limiter la transmission du variant britannique. Par ailleurs, la couverture vaccinale prévue pour la fin du mois de mars ne sera pas suffisante pour limiter la propagation du coronavirus. A ce jour, un durcissement des mesures de restrictions, voire un reconfinement local ou général du pays, n'est pas à l'ordre du jour de l'exécutif. 

Des modèles contestés

Pourtant tous les épidémiologistes s’accordent à dire que les études ne sont en rien des prédictions. « Ces scénarios sont fait sur la base de données incomplètes et d’hypothèses incertaines. La propagation du SARS-CoV-2 reste difficile à anticiper, et la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement », reconnaissait l’Institut Pasteur dans une note publiée le 30 novembre 2020 et rappelée par Le Parisien.

Par ailleurs, la stabilité de la situation actuelle empêche d’avoir un regard très précis pour faire le point sur ce qui risque d’advenir dans les semaines qui viennent. Pour rappel, de précédentes modélisations réalisées au mois de janvier prévoyaient déjà une flambée des hospitalisations pour la mi-février. Un scénario catastrophe qui n’a pourtant pas eu lieu, laissant d’ailleurs les spécialistes pantois, comme le rappelait le quotidien il y a quelques jours.

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