Traçage du coronavirus : le rétro-tracing se généralise le 1er juillet

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Alors que l’épidémie de Covid-19 continue de régresser en France, l’Assurance maladie a annoncé le déploiement du rétro-tracing à l’ensemble du territoire pour éviter toute reprise. Expérimentée depuis le 25 mars dans les départements de Côte-d’Or et de Loire-Atlantique, cette nouvelle méthode de traçage du virus est déployée à partir de la mi-juin dans 60 départements et 12 Agences régionales de santé (ARS) avant d’être généralisée dans tout le pays à compter du 1er juillet.

Contrairement au contact tracing « classique » ou « prospectif » mis en place depuis le début de l’épidémie, qui consiste à identifier et isoler les cas contacts d’une personne testée positive en remontant sur une période de 48 heures pour les symptomatiques et de 7 jours pour les asymptomatiques, le rétro-tracing ou tracing « rétrospectif » s’intéresse, lui, aux origines de la contamination. Le but est de « repérer les situations ponctuelles ou inhabituelles au cours desquelles une personne, devenue par la suite positive, aurait pu contaminer d’autres personnes », explique l’Assurance maladie dans un communiqué.

Comment fonctionne le rétro-tracing ?

Pour ce faire, l’enquêteur de l’Assurance maladie prendra en compte les 10 jours ayant précédé l’identification de la maladie. Concrètement, après avoir listé les cas contacts du patient zéro (par exemple, les personnes avec qui il vit au quotidien ou ses collègues de bureau fréquentés sur site), il l’interrogera pour savoir s’il a des informations sur le lieu ou l’événement (avec au moins 10 personnes présentes, sans respect des gestes barrières) où il aurait pu contracter le Covid-19 et les personnes qui auraient également été exposées à cette occasion. Le cas échéant, l’enquêteur procèdera alors à un entretien spécifiquement dédié au rétro-tracing. Les personnes  ayant partagé le même évènement ou le même lieu de contamination simultanément seront tracées, testées et isolées à leur tour.

En cas de situation complexe ou de contamination d’ampleur, l’Assurance maladie se coordonnera avec l’Agence régionale de santé du territoire concerné afin que celle-ci prenne le relai des investigations. C’est par exemple le cas si une personne tierce détenant la liste des participants à l’événement n’est pas identifiable, ou encore si le patient zéro a fréquenté une collectivité sensible comme un Ehpad, un établissement de santé ou médico-social, etc.

La combinaison des deux méthodes de tracing « doit permettre de mieux identifier les chaînes de contamination afin de les briser encore plus efficacement », espère l’Assurance maladie.

Une expérimentation concluante

Les premiers résultats de l’expérimentation menée en avril et mai en Côte-d’Or et en Loire-Atlantique montrent que « près de 10 % des patients zéro contactés ont été capables d’identifier un événement jugé comme étant à l’origine de leur contamination et donnant lieu à l’identification de personnes co-exposées (hors contamination au sein du foyer) », indique la Cnam. Et dans les jours qui ont suivi leur isolement, près de 10 % de ces personnes sont devenues positives.

Les événements les plus souvent identifiés sont les rassemblements privés (réunions de famille, anniversaires, réunions entre amis, etc.), en milieu scolaire (sorties pédagogiques ou sportives, etc.) ou en milieu sportif (rencontres sportives amicales ou en compétition).

Pourquoi ne pas l’avoir mis en place plutôt ?

Pour que la pratique du rétro-tracing soit efficace, il fallait que la circulation du virus soit faible ou modéré (inférieur à 5 000 nouveaux cas par jour). Ce qui est désormais le cas.

Au 15 juin, 60 départements avaient mis en place le rétro-tracing :

  • Auvergne-Rhône-Alpes : Cantal, Drôme, Ardèche, Isère, Savoie, Ain (depuis le 15 juin)
  • Bourgogne-Franche-Comté : Côte d’Or (depuis le 25 mars) ; Nièvre, Saône et Loire (depuis le 15 juin)
  • Bretagne : Finistère, Cote d’Armor (depuis le 1er juin) ; Morbihan (depuis le 15 juin)
  • Centre-Val de Loire : Cher, Loir et Cher, Indre, Indre et Loire, Eure-et-Loir, Loiret (depuis le 15 juin)
  • Corse : Corse du Sud, Haute Corse (depuis le 1er juin)
  • DROM : Martinique (depuis le 1er juin), Guadeloupe (depuis le 15 juin)
  • Grand-Est : Moselle, Meurthe-et-Moselle, Aube, Meuse, Vosges (depuis le 15 juin)
  • Nouvelle Aquitaine : Charente, Charente-Maritime, Creuse, Pyrénées-Atlantiques, Dordogne, Landes (depuis le 1er juin) ; Corrèze, Lot-et-Garonne, Vienne, Gironde, Haute-Vienne, Deux-Sèvres (depuis le 15 juin)
  • Occitanie : Gers, Hautes-Pyrénées, Lot (depuis le 1er juin) ; Aude, Aveyron, Ariège, Pyrénées-Orientales, Gard, Hérault, Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Lozère
  • Pays de la Loire : Loire-Atlantique (depuis le 25 mars) ; Vendée (depuis le 15 juin)
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : Alpes-Maritimes (depuis le 1er juin) ; Var, Hautes-Alpes, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute Provence (depuis le 15 juin).

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