Téléphone portable : les utilisateurs bientôt mieux informés sur l’exposition aux ondes

Le gouvernement va demander à la Commission européenne d’exiger que les tests d’homologation des téléphones portables soient réalisés au contact du corps et non plus à 5 mm.

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© stock-eye

Les ondes émises par les téléphones mobiles lorsque ceux-ci sont utilisés près du corps sont-elles dangereuses pour la santé ? Si dans son avis rendu le 21 octobre dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ne met pas en évidence de danger grave et immédiat, elle appelle à la prudence et recommande de nouvelles mesures pour protéger les utilisateurs.

Les ministres de la Transition écologique et solidaire, des Solidarités et de la Santé et de l’Economie et des Finances ont annoncé dans un communiqué commun leur intention de « demander à la Commission européenne de renforcer les exigences applicables aux nouveaux téléphones portables mis sur le marché ».

Des tests au contact de l’appareil

Comme le recommande l’Anses, le gouvernement va demander que les tests d’homologation soient réalisés au contact de l’appareil, et non à 5 mm comme c’est le cas depuis 2016, afin qu’ils soient plus représentatifs de l’exposition réelle des utilisateurs.

Les principaux constructeurs seront également réunis par le gouvernement pour qu’ils s’engagent à mettre à jour les logiciels de leurs modèles mis sur le marché avant 2016. Avant cette année-là, la réglementation était moins restrictive et prévoyait que, lors de la réalisation de la mesure de la DAS (débit d’absorption spécifique), les fabricants puissent choisir la distance d’éloignement entre l’appareil et le corps, comprise entre 0 et 25 mm. La majorité des téléphones mis sur le marché étaient alors conformes pour une utilisation à une distance de 15 mm.

A savoir : La DAS, ou débit d’absorption spécifique, est l’indicateur utilisé pour évaluer la quantité d’énergie absorbée par le corps exposé à des ondes électromagnétiques radiofréquences. La valeur limite réglementaire du DAS en France est établie à 2 W/kg, que le téléphone soit placé au niveau de la tête ou du tronc.

> A LIRE :Comment se protéger des ondes des smartphones ?

Mieux informer les utilisateurs

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) va, par ailleurs, compléter d’ici la fin de l’année son application mobile « OpenBarres », disponible gratuitement sur GooglePlay, afin de permettre à chaque utilisateur de connaître les émissions de son modèle de téléphone mobile.

Les distances d’usage recommandées seront également indiquées sur le site de l’ANFR (data.anfr.fr), qui mentionne déjà les distances pour les téléphones contrôlés, ainsi que sur l’application « OpenBarres ». « A la condition d’une bonne coopération des fabricants, elles seront disponibles également d’ici la fin de l’année », précise le communiqué.

Enfin, le contrôle des produits mis sur le marché par l’ANFR sera intensifié de 30 % en 2020.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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