Santé mentale : l’Assurance-maladie pourrait rembourser à 100 % des consultations chez un psy

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© tommaso79

L’état mental des Français s’est dégradé avec la crise sanitaire. Selon les derniers chiffres de l’enquête Coviprev de Santé publique France, réalisée en juillet, 13 % des sondés souffraient d’un état dépressif, 19 % d’un état anxieux et 9 % avaient eu des pensées suicidaires au cours de l’année. Même si les troubles dépressifs sont en baisse par rapport à fin avril, les trois indicateurs restent à des niveaux plus élevés qu’avant l’épidémie, avec des chiffres respectivement supérieurs de 3, 6 et 4 points.

Une situation que le gouvernement prend au sérieux. Après les « chèques psy » pour les étudiants et le « forfait psy » pour les enfants et adolescents, il envisage de généraliser un dispositif testé depuis quatre ans dans quatre départements : un forfait de 10 à 20 séances chez un psychologue ou psychothérapeute agréé remboursées à 100 % par l’Assurance-maladie. Selon les informations des Echos, il pourrait être généralisé en 2022, via le projet de loi de finances de la Sécurité sociale.

Vingt séances au maximum prises en charge

Depuis 2018, les patients âgés de 18 à 60 ans (inclus) du régime général des Bouches-du-Rhône, de Haute-Garonne, du Morbihan et des Landes peuvent se faire rembourser jusqu’à 20 séances de psychothérapie. Les consultations doivent être prescrites par le médecin traitant et être assurées par un psychologue clinicien ou un psychothérapeute agréé. Elles sont prises en charge à 100 % par l’Assurance-maladie, sans avance de frais, à hauteur de 22 € par séance pour les dix premières consultations de psychologie de 30 minutes et de 32 € par séance pour les dix suivantes de psychothérapie structurée de 45 minutes.

Un dispositif d’abord étendu aux plus jeunes ?

Plutôt qu’une généralisation à l’ensemble des adultes, l’Assurance-maladie préconise d’étendre, dans un premier temps, ce dispositif aux jeunes âgés de 3 à 25 ans, une « population particulièrement impactée par la crise ». Mais du côté des professionnels, les avis sur le sujet divergent, certains considérant la durée des séances remboursées et les tarifs des consultations insuffisants.

Ailleurs en Europe, plusieurs pays ont déjà franchi le pas. Comme le rappelle Les Echos, en Suède, en Finlande, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, en Autriche et en Espagne, l'Assurance maladie prend déjà au moins en partie en charge les psychothérapies.

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