RSA, AAH, ASPA… Vers une revalorisation des minima sociaux en juillet ?

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© dragana991

Face à l’inflation galopante, les retraités ne seront pas les seuls à bénéficier d’un coup de pouce de l’État en juillet. Les bénéficiaires des minima sociaux et d’autres prestations sociales devraient, eux aussi, voir leurs revenus augmenter.

Emmanuel Macron s’y était engagé pendant la campagne présidentielle. « Sur les minima sociaux, je souhaite pouvoir les revaloriser dès cet été, en même temps que de rendre le système beaucoup plus simple », avait déclaré le chef de l’Etat le 20 avril dernier, au cours de son duel télévisé d’entre-deux-tours avec Marine Le Pen.

Cela concerne le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou minimum vieillesse, l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), l’allocation veuvage (AV) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs en fin de droit. L’allocation équivalent retraite (AER) et l’allocation temporaire d’attente (ATA) sont deux minima sociaux en extinction depuis, respectivement, 2011 et 2017.

+ 4 % dès le 1er juillet pour le RSA, l’AAH ou encore l’ASPA

Selon les informations du quotidien Les Echos, ces minima sociaux ainsi que d’autres prestations sociales, comme les allocations familiales, indexés sur l’inflation devraient être augmentés par anticipation de 4 %, soit le même taux que les pensions de retraite de base.

L’Aspa et l’allocation veuvage ayant déjà été revalorisées de 1,1 % le 1er janvier dernier et les autres prestations de 1,8 % le 1er avril dernier, la hausse totale sur l’année 2022 devrait atteindre 5,1 % pour les premières allocations et 5,8 % pour les autres.

En tout, le coût de la mesure est évalué à 2 milliards d’euros, qui s’ajouteraient aux 5 milliards d’euros nécessaires pour revaloriser les retraites. 

Quid des aides au logement ?

Quant aux aides personnalisées au logement (APL), aucune hausse anticipée n’est pour le moment décidée. Chaque année au 1er octobre, le montant des APL est normalement revalorisé en fonction de l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL) constaté au 2e trimestre de l’année en cours. En octobre 2021, la hausse s’était élevée à 0,42 % après trois années de gel et de sous-indexation.

Mais certaines associations considèrent que cela ne sera pas suffisant. La Fondation Abbé Pierre appelle ainsi le gouvernement à augmenter les APL de 10 %. Face à l’inflation, « la première réponse, c’est d’augmenter de 10 % les APL », « malmenées » pendant le quinquennat précédent. « Quand le gouvernement parle du projet de loi sur le pouvoir d’achat, jamais il ne parle du logement ! Or, c’est le premier poste de dépenses », a déploré Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé Pierre sur France Info le 9 juin dernier.

Les mesures de revalorisation figureront dans le projet de loi sur le pouvoir d’achat qui sera présenté en Conseil des ministres le 6 juillet prochain, puis examiné et voté dans la foulée par le Parlement.

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