Premier bilan pour l’étiquetage Nutri-score

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© Bihlmayer Fotografie / iStock

L’impact de la malbouffe sur la santé est bien connu. Pour inciter les populations à orienter leurs achats vers des produits plus sains et pousser les industriels à proposer une alimentation de meilleure qualité, la loi de modernisation de notre système de santé de janvier 2016 avait prévu un système d’étiquetage nutritionnel synthétique simple et accessible pour tous : le Nutri-score.

Avec ses cinq niveaux, de A à E, et du vert au rouge en passant par l’orange, il permet de visualiser simplement la valeur nutritionnelle d’un produit, et de comparer facilement la qualité nutritionnelle de deux aliments d’une même catégorie, ou identiques mais de marques différentes.

Un outil plébiscité par les consommateurs

Trois ans après l’adoption du Nutri-score en France, l’Observatoire de l’alimentation (Ogali) et Santé publique France dressent un premier bilan de son impact sur les consommateurs et sur les industriels. D’après les études qu’ils ont réalisées, le Nutri-score s’avère un outil efficace pour aider les consommateurs à identifier et comparer la composition et la qualité nutritionnelle des aliments. C’est aussi le cas chez les personnes ayant un plus faible niveau d’études, avec peu ou pas de connaissances en nutrition, ce qui permet alors de réduire les inégalités sociales de santé.

Près de 94 % des Français ont déclaré être favorables à la présence du Nutri-score sur les emballages, et même plus d’un Français sur deux (57 %) déclare avoir changé au moins une habitude d’achat grâce à cet affichage. Enfin, de plus en plus de consommateurs disent avoir déjà utilisé le Nutri-score ou vouloir le faire à l’avenir pour choisir un produit ou une marque avec un meilleur score. 

L’industrie agro-alimentaire de plus en plus engagée

En septembre 2020, 500 entreprises étaient engagées dans la démarche Nutri-score, ce qui représente 50 % des volumes des ventes. 89 % des produits présentant cet affichage sont vendus en grandes et moyennes surfaces ou par des distributeurs spécialisés. La classe A est la plus représentée (31,7 %), à l’inverse de la classe E (9,6 %).

« Toutes les catégories alimentaires et tous les segments de marché comprennent des produits porteurs de Nutri-score avec une forte prépondérance des marques de distributeurs puis des marques nationales », peut-on lire dans leur bilan. En 2021, il devrait être également proposé sur les produits en vrac, et adapté à la restauration hors foyer (restaurants, cantines, sandwicheries, fast-food, snacking etc.).

Les marques distributeurs et le hard-discount particulièrement impliqués

La part de marché des produits étiquetés Nutri-score est en progression constante. Mais les études démontrent que les marques nationales « labellisent » davantage les produits les mieux classés. « Les résultats tendent à montrer que les marques nationales qui s’engagent sont celles qui commercialisent en particulier des produits bien classés (A et B). A l’inverse, les distributeurs (marques de distributeurs, hard discount et distributeurs spécialisés), de par leur engagement, apposent le Nutri-score sur l’ensemble des catégories de produits qu’ils commercialisent ».

Le dispositif s’étend à l’Europe

Alors que le Nutri-score poursuit son déploiement sur le marché français, la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Suisse ont également décidé de l’adopter sous la houlette d’une gouvernance européenne mise en place en janvier 2021.

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