Plantes toxiques : les vendeurs sont désormais tenus de vous informer

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© apugach

Allergie respiratoire, réaction cutanée ou intoxication… Malgré leur belle floraison ou leur feuillage décoratif, certaines plantes d’ornement peuvent présenter des risques pour la santé.  Chaque année en France, les centres antipoison recensent entre 8 000 et 9 000 cas d’intoxication aux végétaux, dont environ 700 sont classés comme graves. Plusieurs décès sont même signalés tous les ans. En août dernier, un jeune homme de 26 ans est ainsi décédé après avoir ingéré une plante mortelle de la famille des ciguës qu’il avait confondu avec de la carotte sauvage.

C’est pourquoi le gouvernement a décidé de mieux informer le grand public des risques liés à certains végétaux. Depuis le 1er juillet, les distributeurs et vendeurs de végétaux sont tenus d’informer leurs clients sur les dangers potentiels de 58 espèces. Sont concernées les plantes vivaces, les semences, les tubercules, les bulbes et les rhizomes. « Cette information doit être délivrée préalablement à la vente, qu'il s'agisse d'une vente au détail, d'une vente à distance, d'un achat public ou d'une prestation de services », précise un arrêté publié le 12 septembre 2020. Les paysagistes doivent ainsi informer leurs clients au moment du devis.

Les professionnels doivent faire figurer « de manière visible et lisible » sur le document d’accompagnement de ces plantes (étiquette, pancarte, brochure, affichage, devis, des conditions générales de vente ou tout autre support) les risques pour la santé, les moyens de s’en prémunir (tenir hors de portée des enfants, éviter d’exposer les personnes allergiques, etc.), et la conduite à tenir en cas d’exposition à un risque (rincer à l’eau les zones exposées, laver les vêtements ayant été en contact avec la plante, appeler un centre antipoison, etc.).

En complément, le ministère de la Santé a mis en ligne, en association avec Fredon France, un site internet, Plantes-risque.info, qui présente les différentes plantes à risque, leurs effets sur la santé et les bons gestes à adopter pour se protéger.

Quelles sont les plantes toxiques répertoriées ?

L’arrêté classe les 58 végétaux susceptibles de porter atteinte à la santé humaine en quatre catégories :

► Les espèces pouvant être toxiques en cas d’ingestion :

L’aconit, la petite ciguë, la belladone, le brugmansia, la ciguë aquatique, le colchique, la grande ciguë, les daphnés lauréole et bois-gentil, les daturas stramoine et wrightii, la dauphinelle, le pied-d’alouette, la digitale pourpre, le lis glorieux, le laurier-rose, le lupin, le ricin, l’if commun, le thévétia du Pérou.

► Les espèces dont le pollen peut provoquer une allergie respiratoire :

L’aulne glutineux ou blanc, le fromental élevé, l’armoise annuelle ou commune, les bouleaux verruqueux et pubescents, le mûrier à papier, le charme, les noisetiers communs et de Byzance, le cèdre du Japon, le cyprès d'Arizona ou commun, la canche cespiteuse, la fétuque, le frêne à feuilles étroites, commun ou à fleurs, le genévrier cade, l’olivier, la pariétaire, la baldingère faux-roseau.

► Les espèces pouvant entraîner des réactions cutanées :

L’alocasia « Oreille d’éléphant », le caladium, le colocasia, le dieffenbachia, le pothos, l’euphorbe, le philodendron, la primevère obconique, le spatiphyllum, le sumac vénéneux.

► Les espèces pouvant entraîner une réaction cutanée anormale en cas de contact avec la peau et d’exposition au soleil :

L’angélique vraie et l’angélique des bois, le dictame blanc ou fraxinelle, la berce sphondyle, l’ache des montagnes (livèche), la rue fétide ou rue des jardins.

Que faire en cas de symptômes ?

En cas d’apparition d’une réaction cutanée anormale, il est recommandé de consulter un centre antipoison (joignable 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24) ou un médecin. En cas de troubles sévères ou de détresse vitale, il faut directement appeler le 15 ou le 112 sans délai. Pensez à vous munir de l’étiquette de la plante ou d’une photographie afin de faciliter son identification.

En cas d’intoxication par votre animal, il est conseillé de consulter en urgence un vétérinaire. S’il ne présente pas de symptômes, il est recommandé de contacter un centre antipoison vétérinaire qui pourra vous renseigner concernant la toxicité de ce que votre animal a consommé.

A noter

Lorsque vous devez tailler un végétal irritant, le port de gants et de vêtements longs est recommandé. De même qu’un lavage des mains une fois votre activité terminée.

 

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