Passe sanitaire : l’exécutif envisage de le retirer aux personnes vulnérables qui n’ont pas reçu leur 3ème dose

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Soignante, centre de vaccination, seringue, vaccin
© Stéphane Mahé – Reuters

Les règles du sésame vont-elles être durcies ? L’exécutif envisage la possibilité d’un retrait des droits attachés au passe sanitaire aux personnes pour lesquelles la Haute autorité de santé (HAS) recommande l’injection d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19, a confirmé la ministre du Travail, Elisabeth Borne, dans un entretien donné jeudi 14 octobre à Europe 1.

« C’est quelque chose qu’on est en train de regarder, a admis Elisabeth Borne. Le message, c’est surtout, que quand vous êtes [...] une personne âgée, vulnérable, que vous avez été vacciné il y a maintenant plus de six mois, c’est vraiment très important » de recevoir une troisième dose. « En tout cas, ça n’est pas décidé aujourd’hui », a précisé la ministre.

« On sait que l’immunité baisse fortement au bout de six mois, et donc il faut absolument faire cette troisième dose », a souligné Elisabeth Borne.

Lors du conseil de défense sanitaire du 6 octobre, le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran avait suggéré la suppression des « avantages du passe sanitaire à tous ceux qui n’auraient pas eu leur troisième dose plus de sept mois après la deuxième », indique Le Canard enchaîné dans son édition parue sept jours plus tard. Selon l’hebdomadaire satirique, Emmanuel Macron avait demandé aux membres du gouvernement présents d’étudier cette piste.

Le passe sanitaire permet d’accéder notamment aux restaurants, aux cinémas, aux transports ou aux transports publics interrégionaux.

Les personnes pour lesquelles un rappel est recommandé

Suivant les préconisations de la HAS, le rappel est recommandé dans un délai de six mois après la vaccination complète aux personnes :

  • résidant dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans les unités de soins de longue durée (USLD) ;
  • âgées de plus de 65 ans vivant à domicile ;
  • à très haut risque de forme grave ;
  • atteintes de comorbidité(s) ;
  • sévèrement immunodéprimées ;
  • prenant en charge ou accompagnant des personnes vulnérables (professionnels de santé, du secteur médico-social et des transports sanitaires et pompiers) ;
  • faisant partie de l’entourage des personnes immunodéprimées et ayant plus de 18 ans.

Pour les personnes immunodéprimées, qui ont déjà reçu trois doses, l’injection d’une quatrième dose peut être réalisée dans un délai minimal de trois mois.

Pour les personnes ayant reçu le vaccin Janssen, l’injection peut intervenir dans un délai de quatre semaines après la dernière injection du schéma initial.

Le gouvernement souhaite un maintien du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022

Un projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire a été présenté le 13 octobre en Conseil des ministres, puis examiné vendredi au matin par la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Son article 2 maintient jusqu’au 31 juillet 2022 la possibilité d’imposer par décret la présentation du passe sanitaire pour accéder à certains lieux. Selon les règles actuelles, cette obligation est valable jusqu’au 15 novembre.

« Vous savez que le Parlement ne siège plus à partir [...] de la fin du mois de février. Donc si on se retrouvait sans la possibilité de mobiliser ce passe sanitaire au printemps prochain et qu’on ne puisse pas garder ouverts les restaurants, les salles de sport, les cinémas, je pense que tout le monde serait pénalisé », a justifié le 14 octobre Elisabeth Borne sur Europe 1.

Le texte doit être discuté en séance publique, soit dans l’hémicycle du Palais Bourbon, le 19 octobre, nous précise l’institution.

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