Nouveaux masques, distanciation… Comment la France se prépare à la vague des variants du Covid-19 

Alors que les variants du coronavirus se répandent de plus en plus dans l'Hexagone, l'exécutif se voit obligé d'adapter ses protocoles sanitaires pour tenter d'endiguer une possible troisième vague de l'épidémie tant que la vaccination n'aura pas fait son effet. 

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© ake1150sb

Anglais, sud-africain, brésilien… Depuis la fin de l’année 2020, la lutte contre la pandémie de Covid-19 s’est internationalisée avec l’apparition en plusieurs endroits du globe de nouvelles souches variantes du coronavirus avec chacune ses spécificités.

Le variant anglais, décrit comme plus contagieux, est à l’origine d’une troisième vague de l’épidémie particulièrement meurtrière au Royaume-Uni, de nouveau placé en confinement. Même chose dans certaines régions du Brésil et de l’Afrique du Sud. Des scénarios qui inquiètent les autorités sanitaires françaises, qui craignent de devoir faire face aux mêmes difficultés dans les semaines ou mois qui viennent.

C’est ainsi qu’en plus de la perspective d’un troisième confinement hexagonal, les consignes sanitaires vont être durcies, modifiant un peu plus notre quotidien.

Les masques artisanaux au placard

Première mesure martelée par le gouvernement notamment via son ministre de la Santé Olivier Véran : la fin du port des masques en tissu artisanaux dans l’espace public. Ils se sont largement répandus suite à la pénurie de masques chirurgicaux du printemps 2020, ils sont désormais considérés comme obsolètes alors que les nouveaux variants sont de nature plus contagieuse.

Cette recommandation s’appuie d’ailleurs sur un avis récemment rendu par le Haut conseil de la santé publique (HCSP). Les masques industriels en tissu dit de catégorie 2 sont également déconseillés par l’exécutif. Un décret doit paraître aujourd’hui afin de limiter les masques autorisés dans l’espace public à trois types : les masques chirurgicaux, les masques FFP2 (réputés comme étant les plus protecteurs face aux virus, mais aussi les plus chers) et les masques en tissu industriels de catégorie 1, disposant de plusieurs couches plus filtrantes.

En pratique, il sera difficile d’assurer le contrôle de ces nouvelles dispositions.

Distanciation : de l’air, de l’air !

Parmi les nouvelles dispositions du protocole sanitaire mis à jour selon les recommandations du HCSP, il faudra également compter avec l’élargissement de la distanciation sociale. Premier des gestes barrières, essentiel pour limiter au maximum la propagation du coronavirus et de ses variants en adéquation avec le port du masque, la distance minimale recommandée à respecter entre les individus va doubler. 

Ainsi, les autorités sanitaires recommandent désormais de se tenir à 2 mètres de distance les uns des autres, particulièrement en cas de non-port du masque. Une distance qui « correspond à la projection des postillons » expliquait ce vendredi matin le docteur Alain Ducardonnet, consultant santé de la chaîne d’information BFMTV

Cette nouvelle évolution marque également l’évolution des règles dites de « contact tracing » des contaminations par le Covid-19. Jusqu’alors, vous étiez considérés comme « cas contact » d’un malade dès lors que vous étiez restés plusieurs minutes à moins d’un mètre et sans masque d’une personne contaminée. Matignon a d’ores et déjà assuré que ces protocoles seraient renforcés pour chercher encore plus de cas contacts et les isoler. 

Une nouvelle procédure qui risque de faire exploser le nombre de cas contacts identifiés en France dans les prochains jours. 

De nouvelles restrictions dès la fin janvier ?

Alors que le gouvernement a déjà expliqué vouloir « laisser sa chance » au couvre-feu nationalisé à 18h, il reste très attentif à l’évolution quotidienne de l’épidémie en France. Le variant britannique circule de plus en plus sur le territoire et pourrait y être majoritaire d’ici au mois de mars. Une perspective qui oblige à s’adapter.

De nouveaux kits PCR seront prochainement livrés à la France afin de permettre de mieux détecter les variants en temps réel.

Par ailleurs, le gouvernement n’exclut pas un reconfinement total du pays dans les semaines à venir si la situation sanitaire venait à brusquement se dégrader au cours de la fin janvier ou du début février. En l’état, rien n’a encore été acté en haut-lieu.

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