Martinique et Guadeloupe reconfinées : faut-il s'attendre au même scénario en France métropolitaine ?

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© PIKSEL - iStock

On pensait cette époque révolue. Et pourtant, le confinement est de retour à la Une de l’actualité. Si des localités australiennes et chinoises ont sauté le pas face à l’avancée inexorable du variant Delta, en France aussi certains de nos compatriotes refont connaissance avec cette bien désagréable mesure, aussi radicale qu’efficace face à l’épidémie.

Ainsi, dans les Caraïbes, la Martinique et la Guadeloupe sont re-confinées pour au moins trois semaines. Le soir, un couvre-feu y est en vigueur de 20 heures à 5 heures du matin tandis que le jour, les déplacements devront – vous connaissez la musique… - s’effectuer dans un rayon de 10km autour de son domicile.

Même régime pour l’île de la Réunion avec, cette fois, un couvre-feu qui débute à 18 heures. Ce retour des restrictions a de quoi particulièrement agacer sur place. D’un côté les touristes qui voient leur séjour gâché. De l’autre, bien sûr, les locaux qui pensaient ne plus revivre ce genre de situation. Des émeutes secouent d’ailleurs la Martinique depuis vendredi dernier et l’annonce du reconfinement de l’île par le préfet.

Mais une telle situation pourrait-elle se produire de nouveau en métropole d’ici la rentrée de septembre ? Où en est la quatrième vague de l’épidémie ainsi que la campagne de vaccination ? Éléments de réponse pour tenter de se rassurer depuis Paris et sa province.

Une vaccination au ralenti dans les îles

Alors qu’en métropole, plus d’un Français sur deux est considéré comme pleinement vacciné contre le coronavirus, on est loin d’un tel bilan dans les Antilles ou à la Réunion.

Selon les données collectées par le site CovidTracker.fr, seuls 20 % des Martiniquais et des Guadeloupéens ont reçu une première injection du vaccin, contre presque 65 % en France métropolitaine. A la Réunion, le retard est un peu moins important avec plus de 40 % de la population locale primo-vaccinée contre le coronavirus. Mieux, mais insuffisant pour espérer stopper les effets du variant Delta.

Ce défaut de la vaccination dans les îles impacte directement les statistiques relatives aux décès constatés sur place.

L’exception métropolitaine

On l’a vu, si la dynamique épidémique semble similaire dans les « DROM » (départements et régions d’Outre-mer) et dans certains départements du Sud de la France, très appréciés des touristes, la conclusion n’est pas la même. Sur le Vieux Continent, le vaccin produit des effets en limitant les admissions à l’hôpital ainsi que les décès qui en découlent. Tandis qu’en Martinique, par exemple, plusieurs malades du Covid-19 ont dû être transférés dans des hôpitaux parisiens pour soulager le système de santé local.

Le 1er août dernier, le Journal du Dimanche titrait : « pourquoi le variant Delta ne gâchera pas notre été ? » En effet, des sources au sein de l’exécutif confirmait à l’hebdomadaire que l’Elysée et Matignon tablent sur l’instauration prochaine du pass sanitaire à la quasi-totalité des lieux accessibles au public. Une généralisation qui « suppose une contrepartie : pas de restrictions nouvelles », pouvait-on lire.  

Enfin, autre donnée rassurante sur le front de l’épidémie en France : la courbe des nouveaux cas semble s’affaisser depuis plusieurs jours. « Une bascule épidémique ? » en vient à s’interroger le statisticien Guillaume Rozier sur Twitter.

Rien n’est encore gagné mais il se pourrait que, dans les prochaines semaines, la France suive la voie de ses voisins anglais et espagnols chez qui la vague du variant Delta semble ralentir fortement à mesure que les habitants continuent de se faire vacciner.

Pour rappel, le gouvernement table toujours sur au moins 50 millions de Français primo-vaccinés avant la rentrée.

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