Le pharmacien correspondant peut renouveler certaines ordonnances

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Pharmacie, pharmacien, médicaments
© alvarez

Certains patients vont pouvoir désigner un pharmacien correspondant auprès de l’assurance-maladie, afin d’obtenir un renouvellement ou une adaptation de la « posologie » pour le traitement de maladies chroniques, sans passer par leur médecin traitant. Un décret du 28 mai, paru le surlendemain au Journal officiel, vise à favoriser une telle possibilité.

Comme le rappelle Le Figaro, une loi du 21 juillet 2009 avait introduit la notion de « pharmacien correspondant ». Les pharmaciens d’officine avaient dans ce cadre le droit de « renouveler périodiquement des traitements chroniques », d’« ajuster, au besoin, leur posologie » et d’« effectuer des bilans de médications destinés à en optimiser les effets » (article 38). Mais ce dispositif était complexe. 

De façon exceptionnelle, les pharmaciens d’officine pouvaient fournir les médicaments inscrits sur une ordonnance arrivée à échéance, mais cette pratique se faisait « à la marge et en se mettant dans une situation réglementaire » fragile, a indiqué au Figaro Renaud Nadjahi, président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens d’Île-de-France.

Une loi du 24 juillet 2019 a assoupli le dispositif créé dix ans plus tôt (article 28). Le récent décret met en application les dernières règles inscrites.

Une information du médecin traitant

Selon ce texte, le pharmacien correspondant est nécessairement un pharmacien titulaire d’officine, ou gérant d’une pharmacie mutualiste ou de secours minière, participant au même parcours de soins coordonné que votre médecin traitant. Vous devez obtenir l’accord du pharmacien pour qu’il ait le statut de correspondant. Le professionnel fait connaître sa désignation au médecin traitant. Les deux personnes élaborent le projet de santé du patient, qui définit « les modalités d’information du médecin, notamment en cas d’ajustement de la posologie ».

Le pharmacien peut être suppléé dans sa fonction de correspondant par un pharmacien exerçant dans la même officine, si vous en êtes d’accord.

Le rôle du pharmacien correspondant

Le correspondant a le droit de « renouveler périodiquement des traitements chroniques et [d’]ajuster, si besoin, leur posologie », prévoit le décret.

L’ordonnance comprend « une mention autorisant le renouvellement par le pharmacien correspondant de tout ou partie des traitements prescrits ainsi que, le cas échéant, une mention autorisant l’ajustement de posologie » de la totalité ou d’une partie des traitements prescrits.

La durée totale de la prescription et de tous les renouvellements réalisés par le pharmacien correspondant ne peut dépasser 12 mois.

Le pharmacien doit mentionner sur l’ordonnance le renouvellement et, le cas échéant, l’adaptation de posologie réalisée.

Des locaux isolés

Une contrainte technique pèse sur les professionnels acceptant d’endosser le rôle de pharmacien correspondant. La pharmacie doit disposer « de locaux avec une isolation phonique et visuelle permettant un accueil individualisé des patients ». Si le professionnel « intervient auprès d’un résident en établissement médico-social », le lieu doit également répondre à cette condition.

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