Les hôtels hospitaliers sont généralisés : en quoi consistent-ils ?

2 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© Inside Creative House

Expérimentés de 2017 à fin 2020 dans 41 hôpitaux et cliniques de France, les hôtels hospitaliers pourront désormais être généralisés à tous les établissements de soins, publics comme privés, selon un décret et un arrêté publiés le 26 août au Journal officiel.

Quel est l’objectif des hôtels hospitaliers ?

Les hôtels hospitaliers permettent aux patients ne nécessitant pas de soins médicaux continus de bénéficier d’un hébergement temporaire non médicalisé de court terme, en amont ou en aval d'un séjour hospitalier ou d'une séance de soins.

L’objectif est de « fluidifier les prises en charge dans les services et de mieux gérer les lits disponibles en offrant aux patients une alternative à l’hospitalisation complète. Pour ces derniers, les hôtels hospitaliers constituent également un atout, notamment pour ceux éloignés de leur lieu de prise en charge, en leur évitant par exemple des transports fastidieux voire inutiles », explique le ministère de la Santé.

Où peuvent être déployés ces hébergements temporaires non-médicalisés ?

Ces hébergements temporaires non médicalisés peuvent être déployés « au sein de l’établissement de santé, dans des locaux identifiés et distincts des espaces de soins et d’hospitalisation », ou en dehors. L’établissement peut conventionner avec un tiers qui pourra être un autre établissement de santé pour mutualiser leurs moyens, un prestataire hôtelier ou encore une structure associative.

Pour mettre en œuvre le dispositif, les établissements volontaires doivent tout simplement se déclarer auprès de leur Agence régionale de santé (ARS) dans le mois qui précède l’ouverture de l’activité.

Quels patients pourront en bénéficier ?

Le mode d’hébergement bénéficiera notamment aux patients « domiciliés à plus d’une heure du lieu de prise en charge et dont l’état de santé ne nécessite pas de surveillance continue par des professionnels de santé, avant ou après leur hospitalisation ».

La prestation ne pourra excéder 3 nuits consécutives sans intervention, et 21 nuits dans sa totalité, excepté pour les patients bénéficiant d’une séance de soins (notamment en radiothérapie ou chimiothérapie) ou ceux transférés entre des territoires ultramarins et la métropole ou d’un territoire ultramarin à un autre.

Le patient pourra avoir un accompagnant, voire deux s’il est mineur.

Quel est le coût de la prestation ?

Le dispositif ne coûtera rien au patient. Les frais d’hébergement et de repas des patients et de leur(s) éventuel(s) accompagnant(s) seront pris en charge par l’Assurance maladie à hauteur de 80 € la nuitée, pour toute activité réalisée entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2023.

A lire aussi