Olivier Véran annonce la gratuité de la contraception jusqu’à 25 ans

2 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Olivier Véran, ministre de la Santé, sur France 2, le 9 septembre 2021
© Capture d'écran / France 2

Depuis 2013, les frais liés à la prise d’une contraception étaient déjà pris en charge à 100 % par l’Assurance-maladie pour les 15-18 ans. Cette gratuité a permis de faire sensiblement baisser le taux de recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), passé de 9,5 ‰ à 6 ‰ entre 2012 et 2018.  Depuis un an, cette prise en charge a même été élargie aux moins de 15 ans, car, chaque année, 1 000 jeunes filles de 12 à 14 ans tombent encore enceintes. Le 9 septembre, le ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé l’élargissement de cette gratuité jusqu’aux 25 ans des femmes.

Remboursement de tous les frais

« Il y aura une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception jusqu’à 25 ans », a expliqué le Ministre de la Santé Olivier Véran sur le plateau des Quatre Vérités de France 2 ce matin.

Eviter les renoncements pour raisons financières

« Il y a un recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes », a-t-il poursuivi, « et le premier motif, c’est le renoncement pour raisons financières. Ça coûte trop cher ! C’est insupportable que des femmes ne puissent pas se protéger, ne puissent pas avoir une contraception si elles en font le choix évidemment, parce que ça leur coûte trop cher ». Le coût de cette prise en charge par l’Assurance maladie serait estimé à 21 millions d’euros.

De l’adolescence à l’indépendance

D'après Olivier Véran, cet âge de 25 ans correspond au début de l’indépendance financière et sociale « C'est aussi l'âge où on va quitter définitivement la complémentaire santé de son foyer. C'est aussi un âge déterminant en dessous duquel les femmes renoncent à la contraception parce que ça coûte trop cher», a-t-il ajouté. La mesure devrait entrer en vigueur dès le 1er janvier 2022

Uniquement pour certaines méthodes contraceptives

Pour l’instant, seules les pilules contraceptives de 1re et 2e génération, les implants, les stérilets (ou DIU), les diaphragmes sont remboursables à 100 % par l’Assurance-maladie pour les mineures et le deviendront donc pour les jeunes femmes jusqu’à 25 ans. C’est aussi le cas pour la contraception d’urgence (« pilule du lendemain »), remboursée à 100 % pour les mineures, mais, jusqu’alors, seulement à 65 % pour les majeures et uniquement sur prescription médicale : en toute logique, les majeures devraient donc elles aussi bénéficier de la gratuité pour la contraception d’urgence.

Mais attention, l’Assurance-maladie ne prend pas en charge certaines méthodes contraceptives, et ce, quel que soit l’âge des jeunes femmes :

  • Certaines pilules contraceptives (dites de 3e et 4e génération), les patchs contraceptifs, les anneaux vaginaux et les capes cervicales délivrés en pharmacie sur prescription médicale ;
  • Les spermicides et les préservatifs féminins délivrés sans prescription.

Selon les contrats, certaines complémentaires santé peuvent rembourser tout ou partie de ces contraceptifs.

A lire aussi