Gel hydro-alcoolique : comment bien le choisir ?

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, plusieurs gels hydro-alcooliques ont été rappelés par les autorités en raison de leur non efficacité. Voici comment être sûr de choisir une solution ayant une véritable action anti-virale et antibactérienne.

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3mn de lecture
© Helin Loik-Tomson

Devenus indispensables pour se protéger contre le coronavirus, lorsque le lavage des mains avec de l’eau et du savon n’est pas possible, les gels hydro-alcooliques ne sont pas toujours de bonne qualité. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rappelé, à plusieurs reprises, des solutions hydro-alcooliques qui étaient, en réalité, inefficaces.

Parmi les solutions qui ont fait l’objet de rappel, figurent :

  • les gels nettoyants « Hand Sanitizer » commercialisés par Symex ;
  • le gel pour les  hygiénisant sans eau hydrolalcohico de la marque On Dermo ;
  • le gel hydro-alcoolique de la marque Clean and Pure – El Temizleme Jeli ;
  • le gel hydro-alcoolique de la marque Ficomed hijyenik ;
  • la solution hydro-alcoolique de la marque Vecteur energy.

Tous présentaient une teneur en alcool insuffisante pour assurer une véritable action anti-virale et antibactérienne. Si vous avez un de ces produits, arrêtez de l’utiliser.

Comment choisir un gel hydro-alcoolique efficace ?

Pour être sûr de choisir un gel hydro-alcoolique efficace, la « task force de lutte contre les fraudes et escroqueries dans le contexte du Covid-19 », mise en place par les services de l’Etat et les autorités de contrôle, préconise d’acheter des produits :

  • testés selon la norme NF EN 14476, qui atteste qu’ils tuent la majorité des virus. C’est indiqué sur le flacon ;
  • ou contenant une concentration d’alcool éthylique (ou éthanol), d’alcool propylique (propane-1-ol ou n-propanol) ou d’alcool isopropylique (propane-2-ol ou isopropanol) supérieure à 60 % (exprimée en volume/volume ou v/v). Depuis fin mai, il est obligatoire d’inscrire sur les flacons le taux d’alcool exact dans la composition.

Le gouvernement a autorisé, de manière dérogatoire, la fabrication de gels hydro-alcooliques à certains professionnels, notamment des fabricants de cosmétiques, de médicaments ou de produits biocides. Leurs produits sont dénommés « Solution hydro-alcoolique recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour l’antisepsie des mains » ou « Gel hydro-alcoolique pour l’antisepsie des mains – arrêté dérogatoire ». Si certains n’indiquaient encore fin mai la concentration d’alcool qu’ils contenaient, ils ne s’avèrent pas moins efficaces.

Si vous avez un doute sur le produit acheté, n’hésitez pas à le signaler à la DGCCRF sur son site internet ou sur la plateforme Signalconso.

Des prix réglementés jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire

Par ailleurs, jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire, fixée au 11 juillet prochain, les prix sont réglementés. Le prix de vente au détail maximum est fixé à :

  • 1,76 € TTC pour un flacon de 50 ml ;
  • 2,64 € TTC pour un flacon de 100 ml ;
  • 4,40 € TTC pour un flacon de 300 ml ;
  • 13,19 € TTC pour un flacon d’1 litre.

A noter : certaines pharmacies peuvent préparer des solutions hydro-alcooliques. Etant plus coûteux à produire, les prix de vente maximum sont augmentés d’un facteur de 1,5 pour les contenants de 300 ml ou moins et de 1,3 pour ceux de plus de 300 ml. Lorsque le consommateur apporte son propre contenant, les coefficients de majoration sont de 1,2 pour les contenants de 300 ml ou moins et de 1,1 pour ceux de plus de 300 ml.

Un poison pour les enfants

Concernant les précautions d’usage, il est recommandé de tenir les gels hydro-alcooliques hors de portée des enfants. Cette mention est d’ailleurs apposée sur chaque flacon. Début avril, les centres antipoison ont signalé de nombreux accidents domestiques et intoxications en lien avec la Covid-19, liés notamment à une ingestion par de jeunes enfants de solutions ou gels hydro-alcooliques. Si vous avez un produit qui n’est plus dans son emballage d’origine, veillez à mentionner très clairement la nature du contenu à l’aide d’une étiquette. 

 

df
Sarah Corbeel
Publié le

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