Faut-il vacciner les enfants et les adolescents contre le Covid-19 ?

4 min de lecture

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
Enfant, petite fille, médecin, vaccin
© FreshSplash

Depuis jeudi 27 mai, toutes les personnes âgées de plus de 18 ans peuvent désormais prendre rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19. Mais les enfants et les adolescents restent, sauf exceptions, écartés de cet acte médical.

La Haute autorité de santé (HAS) révèle jeudi à Dossier Familial prévoir de rendre un avis sur la vaccination des enfants et des adolescents « la semaine prochaine, selon toute vraisemblance ». La HAS guide la politique gouvernementale concernant la vaccination contre le Covid-19.

La prudence d’Olivier Véran concernant la possible vaccination des enfants

S’il persiste dans son refus de rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire, l’exécutif ne rejette pas la mise en place de la vaccination pour les enfants et des adolescents.

« C’est pas tout de suite, mais c’est peut-être », a expliqué le 18 mai sur BFMTV, le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran. « C’est pas tout de suite parce que d’abord nous devons vacciner les adultes et qu’il nous reste encore un certain nombre de dizaines de millions de Français à vacciner. Et ensuite, c’est peut-être parce que des autorités sanitaires estiment que ça pourrait être nécessaire, au moins en descendant à l’âge de 12 ans », a précisé Olivier Véran.

« Les premières études des laboratoires sur les vaccins ARN messager, Pfizer [et] Moderna, montrent que les vaccins sont sûrs et efficaces. Il nous faut encore des détails, une autorisation de l’agence européenne [Agence européenne des médicaments], une autorisation des autorités sanitaires françaises. Et ensuite nous pourrons l’envisager », a souligné le ministre.

L’Agence européenne des médicaments a fait savoir mercredi qu’elle communiquera le surlendemain sa décision au sujet de l’administration du vaccin Pfizer-BioNTech aux personnes de 12 à 15 ans, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

L’Académie de médecine plaide pour la vaccination obligatoire de tous

L’Académie de médecine a défendu, dans un communiqué diffusé le 25 mai, la vaccination massive des enfants et des adolescents, « pour l’acquisition d’une immunité collective ». De son point de vue, étendre la vaccination « aux adolescents et aux enfants devra être envisagée dès que les protocoles vaccinaux seront homologués dans ces tranches d’âge »

Mais l’institution reconnaît que « cet élargissement » s’opposera à « la réticence de parents » objectant du caractère en général bénin du Covid-19 « dans le jeune âge ».

Certes, « il faut attendre » que des données scientifiques détaillées soient connues sur le sujet de la vaccination des enfants et des adolescents, précise-t-on à l’Académie de médecine auprès de Dossier Familial. Mais, sur « le même principe que pour les maladies potentiellement mortelles » pour lesquelles une vaccination est imposée, la vaccination contre le Covid-19 doit être rendue obligatoire pour tous, enfants et adolescents compris, ajoute-t-on.

Selon le communiqué, l’Académie juge « très difficile d’obtenir avant la fin de l’été un taux de couverture vaccinale qui assurerait une immunité collective suffisante pour contrôler l’épidémie, soit 90 % de la population adulte ou 80 % de la population totale (enfants inclus) ».

« Un effet marginal sur la dynamique épidémique », estime l’Inserm

Dans un texte publié le 23 mars sur son site, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) se montrait dubitatif quant aux effets de la vaccination des enfants « contre la circulation du virus dans la population ».

L’organisme s’appuyait sur « plusieurs études » indiquant « que les enfants sont non seulement moins touchés que les adultes, mais que les transmissions en milieu scolaire proviennent majoritairement des adultes ».

Aussi, considérait l’Insem, pratiquer la vaccination sur les enfants « pourrait [...] n’avoir qu’un effet marginal sur la dynamique épidémique. C’est moins le cas des adolescents, qui entretiennent plus de contacts sociaux et qui semblent transmettre le virus de la même manière que les adultes. »

Ce texte « est à mettre en perspective avec sa date de publication », de nouvelles études sur la vaccination des enfants et des adolescents étant parues depuis, rappelle l’Inserm à Dossier Familial.

À l’heure actuelle, parmi les personnes mineures, seules peuvent être vaccinées celles de 16 à 17 ans souffrant d’une pathologie à très haut risque de forme grave, indique sur son site le ministère des Solidarités et de la santé. Le vaccin Pfizer-BioNTech peut leur être administré.

D’après le portail covidtracker.fr utilisant des données du ministère, au 25 mai, 23,752 millions de premières doses ont été injectées, 10,883 millions de personnes ayant reçu toutes les doses nécessaires.

A lire aussi