Tests anti-coronavirus payants : à partir de quand et à quel prix ?

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© Drazen Zigic - iStock

Les tests visant à détecter le Covid-19 et menés sans ordonnance vont devenir payants. Le président de la République, Emmanuel Macron, l’a confirmé dans son discours lundi 12 juillet. « Cet automne, les fameux tests PCR seront rendus payants, sauf prescription médicale, et ceci afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests », a fait savoir le chef de l’Etat. Une annonce suivie d'effets : le porte-parole du Gouvernement Gabriel Attal a précisé la date d'effet, mi-octobre, à l'issue d'un Conseil de défense sanitaire, ce 11 août. 

L’exécutif ne fixe pas d’obligation vaccinale pour toute la population, mais seulement pour certaines personnes, qui doivent être vaccinées avant le 15 septembre :

  • les soignants ou non soignants, des hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et établissements pour personnes en situation de handicap ;
  • les professionnels ou les bénévoles en contact avec des personnes âgées ou vulnérables, y compris à domicile.

Mais la fin de la gratuité des tests doit contribuer à inciter à la vaccination les personnes réticentes, tout comme l’extension de l’obligation de présenter un pass sanitaire pour accéder à certains lieux, dès le 21 juillet.

Une recommandation de l’Académie de médecine

Dans un communiqué diffusé le 23 juin, l’Académie de médecine avait préconisé « de suspendre le remboursement RT-PCR et des tests antigéniques pratiqués pour convenances personnelles (obtention d’un pass sanitaire, voyages internationaux, participation à des événements collectifs) chez les personnes non vaccinées ».

L’institution recommandait cependant le maintien de « la gratuité des tests RT-PCR et des tests antigéniques prescrits pour la détection du SARS-CoV-2 à des fins diagnostiques (confirmation d’un cas suspect de Covid-19) et épidémiologiques (enquêtes de traçage en aval et en amont des cas confirmés) ».

Olivier Véran avait laissé présager une reprise de cette doctrine par l’exécutif. « À terme, lorsque la vaccination aura été proposée à tous les Français, et qu’il y aura des personnes qui n’auraient pas encore franchi le pas, se pose la question de savoir si avant d’aller en discothèque, ou avant d’aller dans tel ou tel endroit, avec un test de confort, alors qu’on n’est pas symptomatique et cas contact, si c’est à la solidarité nationale de le prendre en charge, je suis très ouvert à la discussion sur ce sujet, avait indiqué le 29 juin le ministre des Solidarités et de la santé à France Info. Pas tout de suite, mais sans doute en septembre, nous pourrons réfléchir à faire évoluer ces règles. »

La gratuité, « l’honneur de notre pays »

À l’heure actuelle, l’assurance-maladie prend les tests en charge à 100 %, sans avance de frais, pour les personnes résidant en France, qu’elles présentent ou ne présentent pas des symptômes de Covid-19 et qu’elles soient cas contacts ou non. « C’est aussi l’honneur de notre pays que de faire en sorte qu’il n’y ait aucun obstacle financier pour pouvoir se tester et lutter contre l’épidémie », avait commenté Olivier Véran.

Le gouvernement n’a pas précisé combien coûteront les tests payants. L’assurance-maladie rembourse aux professionnels de santé la somme moyenne de 49 € pour les tests PCR, aux pharmaciens 25,01 € pour les tests antigéniques, explique la Caisse nationale d’assurance-maladie à Dossier Familial.

Une restriction avait été apportée le 7 juillet concernant les tests applicables aux personnes venant en séjour temporaire en France et relevant d’un régime étranger de sécurité sociale. Pour elles, les tests de dépistage PCR et antigéniques ne sont pris en charge par l’assurance-maladie que s’ils ont un caractère médical.

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