Covid-19 : les tests salivaires arrivent dans les écoles

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© Galina Sandalova

L’utilisation à grande échelle des tests salivaires de dépistage du Covid-19 est désormais possible. Dans un avis rendu jeudi 11 février, la Haute autorité de santé (HAS) a décidé de les autoriser sur les personnes sans symptômes et les cas contacts, mais seulement, pour ces derniers, si un prélèvement nasopharyngé n’est pas envisageable. Jusqu’à maintenant, ces tests étaient réservés aux personnes présentant des symptômes pour qui le test dans le nez est difficile ou mal toléré.

« Le test RT-PCR nasopharyngé possède aujourd’hui les meilleures performances cliniques », rappelle la Haute autorité de santé dans un communiqué. Toutefois, le prélèvement avec un écouvillon dans le nez étant invasif, « il n’est pas adapté à toutes les situations, particulièrement lorsque le test doit être répété ». C’est pourquoi l’autorité publique indépendante est favorable à la prise en charge des tests RT-PCR sur prélèvement salivaire dans deux nouvelles indications :

  • en seconde intention chez les personnes contact pour qui un prélèvement nasopharyngé n’est pas envisageable ;
  • en première intention dans le cadre de dépistages ciblés à large échelle en particulier s’ils sont répétés régulièrement : au sein d’écoles, d’universités, pour le personnel des établissements de santé, des Ehpad, etc.

Comment le test RT-PCR salivaire se déroule-t-il ?

Le prélèvement salivaire peut être réalisé de manière assistée ou en auto-prélèvement en laboratoire, sur un site de dépistage ou même à domicile, grâce à un tube fourni dans un kit de prélèvement. Il doit être effectué 30 minutes après la dernière prise de boisson, d’aliment, de cigarette/e-cigarette, d’un brossage des dents ou d’un rinçage bucco-dentaire.

« S’il est difficile pour le patient de cracher (par exemple pour les très jeunes enfants), la salive peut être prélevée sous la langue à l’aide d’une pipette », précise la Haute autorité de santé.

L’échantillon doit être conservé dans un flacon sec et stérile à température ambiante et être analysé dans les 24h. « Il n’est pas recommandé de faire un prétraitement, sauf si la salive est visqueuse ou si la notice du kit le précise explicitement », ajoute la HAS.

A-t-on les résultats plus rapidement ?

Non, le test salivaire ne permet pas un gain de temps. S’il est plus simple et rapide à réaliser que le test nasopharyngé, « le temps de rendu du résultat est le même ».

Quelle est la fiabilité des tests salivaires ?

Les tests salivaires sont fiables à 85 %, ce qui est légèrement inférieurs aux tests nasopharyngés (de 3 % à 11 %).

Où vont être déployés les tests salivaires ?

« Nous avons décidé de le déployer d'abord en direction des enfants (dans les écoles donc), ce public étant souvent plus réticent à effectuer un test nasopharyngé », a expliqué jeudi 11 février le Premier ministre, Jean Castex, lors d'un déplacement dans un établissement scolaire du 13e arrondissement parisien, où l'AP-HP conduit une opération pilote dès cette semaine. Les élèves des collèges et lycées mais aussi les étudiants devraient en bénéficier dans les semaines qui viennent. « Notre objectif au retour des vacances est de réaliser 200 000 tests salivaires par semaine », a précisé le Premier ministre ajoutant que l’idée est aussi de les déployer « pour les soignants, obligés de se tester plus souvent ».

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