Covid-19 : les restrictions vont-elles être allégées ?

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Emmanuel Macron, verre d’eau, discours, Union des entreprises de proximité
© Christophe Petit Tesson – Pool New – Reuters

Le président de la République a envisagé jeudi 16 septembre la fin au niveau national de l’obligation de présentation du passe sanitaire, imposé pour l’accès à de nombreux lieux (cafés, restaurants, cinémas, théâtres, discothèques, etc.), dans un discours prononcé devant l’Union des entreprises de proximité (U2P), une organisation patronale interprofessionnelle.

« C’est un instrument de gestion qui a permis d’éviter la fermeture, il est proportionné », a considéré le chef de l’Etat, évoquant l’exemple des restaurants à Marseille et à Nice, où « le taux d’incidence au 15 août était supérieur à celui du début de la crise ».

« Qu’est-ce qu’on va donc faire ? On va le conserver [le passe sanitaire, ndlr] dans la poche, pour éviter partout la fermeture qui est la pire des choses », a souligné Emmanuel Macron.

« Est-ce qu’on pourra se passer dans quinze jours, trois semaines du passe sanitaire ? Non, parce qu’il y a des territoires qui en auront encore besoin », a estimé le président de la République.

« Mais dès que les conditions sanitaires le permettront et à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard », on pourra se « permettre, sur les territoires où le virus circule moins vite, de lever certaines contraintes et de revivre normalement », a précisé le chef de l’Etat.

L’obligation de présentation du passe sanitaire est donc susceptible de disparaître dans certaines zones géographiques, d’être maintenue dans d’autres. Revendiquant son « pragmatisme », Emmanuel Macron souhaite « continuer à adapter au plus près du territoire les choses ».

L’exécutif n’est « pas encore dans une situation qui permet de réduire les mesures »

Interrogé vendredi matin sur RTL, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a tempéré sans les démentir les propos présidentiels.

Pour lui, le chef de l’Etat « répond à une question qui est de dire : est-ce que on pourra alléger les contraintes et les mesures ? Oui, nous pourrons les alléger progressivement dans les départements où le virus circulera moins, on va le faire de manière progressive, le moment voulu ». Olivier Véran a affirmé dire « exactement la même chose » qu’Emmanuel Macron.

Selon le ministre des Solidarités et de la Santé, l’exécutif n’est « pas encore dans une situation qui permet de réduire les mesures de protection des Français, ce serait un peu trop tôt. Par contre, si nous continuons sur cette dynamique dans quelque temps, dans pas longtemps sans doute, nous pourrons commencer à alléger certaines mesures. Est-ce que ça passera par le passe ? Est-ce que ça sera d’autres mesures ? Nous verrons. »

Olivier Véran n’a pas voulu communiquer de « seuil ou de niveau de circulation » du virus sous lesquels un allègement des restrictions sera possible. Son ministère vérifie que « la rentrée scolaire » et « le retour au travail des Français qui étaient partis en vacances » ne créent pas « une déstabilisation du contrôle de l’épidémie ».

Certains scientifiques déplorent les mots d’Emmanuel Macron. « Le chef de l’Etat s’est sans doute emballé. Et c’est compréhensible », estime le président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf), Patrick Pelloux, cité par Le Monde.

Au 16 septembre, 8 128 cas confirmés depuis la veille

Au 16 septembre à 14 heures, 8 128 nouvelles contaminations au Covid-19 étaient recensés par Santé publique France.

Le nombre d’admissions en soins critiques atteignait 716 sur les sept derniers jours, dont 485 en réanimation, d’après l’organisme. Santé publique enregistre 65 décès supplémentaires en 24 heures dus au Covid-19.

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