Covid-19 : les autotests de dépistage arrivent en pharmacie

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© ljubaphoto

Enfin ils arrivent ! Déjà autorisés dans plusieurs pays, les autotests de dépistage du Covid-19 par prélèvement nasal seront mis en vente en France à partir de ce lundi 12 avril. Un arrêté a été publié dimanche au Journal officiel pour autoriser leur vente en pharmacie. Destinés aux personnes âgées de plus de 15 ans ne présentant pas de symptômes, ils seront déployés « progressivement dans des milliers d’officines tout au long de la semaine », a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans Le Journal du dimanche.

Comment s’effectue l’autotest ?

L’autotest antigénique fonctionne de la même manière qu’un test PCR classique. Le prélèvement nasal est réalisé à l’aide d’un écouvillon mais ce dernier est moins long et donc moins invasif. Il faut l’introduire verticalement dans une narine sur 2 à 3 cm sans forcer, puis basculer doucement horizontalement et l’introduire un peu jusqu’à rencontrer une légère résistance et effectuer cinq rotations avant de le retirer. Le coton-tige doit ensuite être placé dans un tube contenant un réactif chimique. Vous refermez le tube et versez deux gouttes de la solution sur la plaquette du test. Au bout de 15 à 20 minutes, vous obtenez le résultat : un trait, le test est négatif ; deux traits, le test est positif.

Les autotests sont-ils fiables ?

Les autotests autorisés par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont un taux de fiabilité supérieure ou égale à 80 % pour les personnes symptomatiques. Mais ce taux descend entre 50 et 60 % pour les asymptomatiques.

Par ailleurs, le prélèvement n’étant pas réalisé par un professionnel de santé, « la possibilité d’obtenir un "faux négatif" causé par une erreur de prélèvement est bien réelle », reconnaît le ministère de la Santé. Une utilisation itérative, c’est-à-dire une à deux fois par semaine, de ces autotests est donc recommandée pour augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements. « En répétant l’autotest, on augmente les chances de le réaliser au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable et surtout au moment où on est le plus contagieux », explique le ministère de la Santé.

Que faut-il faire en cas de test positif ?

Si l’autotest est positif, il convient de « s’isoler immédiatement » et de « confirmer sans délai ce résultat à l’aide d’un test PCR » classique en laboratoire. Ce second test permet d’être comptabilisé dans les statistiques et permet à l’Assurance maladie de mettre en œuvre le contact-tracing pour identifier les cas contact et casser les chaînes de contamination et de bénéficier de la délivrance d’un arrêt de travail délivré par l’Assurance maladie.

Qui peut réaliser un autotest ?

La Haute autorité de santé a autorisé les autotests pour les personnes de plus de 15 ans qui ne présentent pas de symptômes, « dans le cadre de campagnes de dépistage itératif à large échelle », dans les écoles par exemple, « ainsi que dans le cadre privé pour les particuliers », avant un rassemblement familial par exemple. Mais attention, comme indiqué plus haut, ils n’ont d’intérêt que si le prélèvement est effectué une à deux fois par semaine.

En cas de doute ou de contact à risque, l’autotest est formellement contre-indiqué. Il faut directement effectuer un test PCR ou un test antigénique classique effectué par un professionnel.

Où seront-ils mis en vente ?

Les autotests seront disponibles en vente libre uniquement en pharmacie. Mais rare sont les officines qui en disposeront dès ce lundi. 700 000 unités devraient être livrées cette semaine et 1,2 million la semaine prochaine dans 6 000 pharmacies.

Combien coûte un autotest ?

Le prix des autotests a été encadré par arrêté ministériel. Il ne pourra pas excéder « par test et toutes taxes comprises, 6 euros jusqu'au 15 mai, puis au-delà 5,20 euros ».

Les autotests sont-ils pris en charge par l’Assurance maladie ?

Les salariés de services à domicile ou de particuliers employeurs intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap et les accueillants familiaux pourront se voir délivrer gratuitement, sur présentation d’un justificatif, jusqu’à 10 autotests par mois. Au total, « environ 600 000 professionnels bénéficieront de cette prise en charge intégrale par l’Assurance maladie », estime le ministère de la Santé.

En revanche, les autotests ne seront pas pris en charge par l’Assurance maladie pour le grand public qui dispose « déjà d’une offre de tests PCR et antigéniques facilement accessibles et pris en charge, dans un réseau dense de plus de 12 000 points de tests ».

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