Covid-19 : la vente d’autotests autorisée en grande surface jusqu’au 31 janvier

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Sapin de Noël, lumière, autotest, main
© Idriss Bigou-Gilles/Hans Lucas via Reuters Connect

Dès mardi 28 décembre, les grandes surfaces ont la possibilité de vendre des autotests de détection du Covid-19. C’est ce que permet un arrêté du 27 paru le lendemain au Journal officiel.

« À titre exceptionnel et jusqu’au 31 janvier 2022, les autotests de détection antigénique du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasal mentionnés au II peuvent être vendus au détail nonobstant les dispositions du 8° de l’article L. 4211-1 du Code de la santé publique et faire l’objet, à cette fin, d’un approvisionnement nonobstant les dispositions de l’article L. 5124-1 du même code », est-il écrit dans le document, signé par le ministre des Solidarités et de la santé, Olivier Véran.

Le monopole de principe des pharmaciens ébréché

Le 8° de l’article L. 4211-1 du Code de la santé publique impose le monopole des pharmaciens concernant « [l]a vente au détail et toute dispensation de dispositifs médicaux de diagnostic in vitro destinés à être utilisés par le public, à l’exception des tests destinés au diagnostic de la grossesse ainsi que des tests d’ovulation ». L’article L. 5124-1 fixe également un tel monopole s’agissant de « [l]a fabrication, l’importation, l’exportation et la distribution en gros de médicaments » et de différents autres produits dont les tests. L’arrêté ébrèche ainsi temporairement la position monopolistique des pharmaciens. 

« Ces dispositifs médicaux sont réservés aux personnes asymptomatiques pour leur seul usage personnel », prévoit encore le document. Les personnes présentant des symptômes du Covid-19 doivent se soumettre à un test proposé en pharmacie ou en laboratoire.

L’entrée en vigueur de l’arrêté est immédiate, précise un décret du 26 décembre, également paru le 27.

Bond du « taux d’incidence »

La mesure est justifiée par « l’intérêt de l’utilisation des autotests dans le cadre de l’indication ‘‘sociétale’’, en complément des tests RT-PCR et antigéniques réalisés par ou sous la supervision des professionnels de santé », selon le considérant de l’arrêté. La Haute autorité de santé (HAS) a « confirmé » cet intérêt. L’arrêté est également fondé sur « le contexte d’une augmentation très forte du taux d’incidence, due à la propagation des variants Delta et Omicron et d’une demande d’examens et de tests de dépistage sans précédent depuis le début de la crise sanitaire ». Aussi, « il y a lieu de diversifier les circuits d’approvisionnements et de ventes des autotests de détection antigénique du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasal ».

À la veille de Noël, le seuil des 100 000 cas de contaminations quotidiens a été franchi, a souligné lundi Jean Castex, au cours d’une conférence de presse gouvernementale détaillant des mesures visant à contrer la propagation de l’épidémie. « La tendance sur sept jours glissants est aujourd’hui à plus de 70 000 cas, le taux d’incidence nationale est ainsi supérieur à 700 [pour 100 000 personnes], soit au plus haut depuis le début de la crise », a ajouté le Premier ministre. 

Vente « à prix coûtant » par E.Leclerc et Système U

Des dirigeants d’enseignes de la grande distribution ont exprimé leur satisfaction au sujet de la mesure, répondant à leurs instantes demandes. « Jean Castex a pris une décision juste et utile. Nos équipes se montreront à la hauteur des enjeux, aux côtés des pharmaciens d’officine », a salué sur Twitter Michel-Edouard Leclerc, à la tête du réseau E.Leclerc, promettant une mise en vente « à prix coûtant ».

Le dirigeant de Système U, Dominique Schelcher, avait lui évoqué au conditionnel une vente des autotests sans marge, avant d’apprendre la publication de l’arrêté. « On pourrait le[s] proposer à prix coûtant, à moins de 2 € », avait-il fait savoir mardi sur les ondes de RTL.

« On les vendra à prix coûtant, comme les masques », confirme auprès de Dossier Familial Thierry Desouches, porte-parole de Système U, évoquant « une démarche de service aux consommateurs ». D’après Thierry Desouches, l’enseigne n’a pour le moment fixé aucun montant.

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