Covid 19 : faut-il avoir peur du variant Delta ?

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© Amir Cohen - Reuters

L’expansion du variant Delta au Royaume-Uni a de quoi nous inquiéter. Car il y est désormais largement dominant et représente au moins 96 % des nouveaux cas détectés outre-Manche. Pour freiner la hausse des hospitalisations, et surtout celle des contaminations, revenue à plus de 11 000 nouveaux cas par jour, le Premier ministre Boris Johnson a donc décidé la semaine dernière de repousser d’un mois le déconfinement total du pays, initialement prévu pour le 21 juin et reporté, donc, au 19 juillet.

Depuis, on sait que le variant Delta a aussi pris d'assaut la Russie et le Portugal et qu’il représente déjà plus du quart des cas en Italie… En France, plusieurs cas confirmés ont été détectés, mais il ne représenterait pour l’instant que 6 à 7 % des tests. Pourtant, les scientifiques sont convaincus qu’avec sa très forte transmissibilité - il serait au moins 60 % plus contagieux que les autres souches -, le variant indien du coronavirus devrait également devenir majoritaire en France dans les prochaines semaines. De quoi craindre l'émergence d'une nouvelle vague de l'épidémie en plein cœur de l'été, selon plusieurs experts en virologie. 

Les vaccins à ARN messagers plus efficaces contre le variant Delta ?

Si l’Angleterre ne connaît pas pour autant un nouveau pic d’hospitalisations graves, c’est sans aucun doute parce que la majorité de la population a été vaccinée durant le printemps. Mais seuls 50 % des Britanniques ont reçu leurs deux doses de vaccin. Or, selon nos confrères de l’Express, « on sait aujourd’hui qu’une seule dose d’AstraZeneca, le vaccin le plus administré en Grande-Bretagne, ne protège qu’à 30 % du variant indien, contre 60 % après la deuxième injection ».

Deux semaines après la deuxième dose, le vaccin Pfizer/BioNTech serait efficace, lui, à 88 % contre la forme symptomatique du Covid provoquée par le variant Delta. Le vaccin Moderna dispose de la même technologie et devrait afficher la même efficacité. 

Deux doses valent mieux qu'une contre les formes graves

Selon les études menées par les autorités sanitaires britanniques, citées par nos confrères de Capital, « la vaccination avec Pfizer/BioNTech et AstraZeneca est aussi efficace pour empêcher les hospitalisations quand il s'agit du variant Delta que quand il s'agit du variant Alpha (le variant anglais, ndlr). Deux doses permettent d'éviter 96 % (pour Pfizer/BioNTech) et 92 % (pour AstraZeneca) des hospitalisations dues au variant Delta, selon cette étude portant sur 14 000 personnes ».

En conséquence, les autorités britanniques viennent de réduire l’intervalle entre deux doses à 8 semaines, et, en France, il a aussi été réduit à 3 semaines pour les vaccins Pfizer et Moderna.

La France devrait éviter le scénario du pire cet été

Dans l’Hexagone, le virus recule nettement, à tel point que les discothèques doivent rouvrir le 9 juillet prochain ! « On a une bonne couverture vaccinale et on sait que le vaccin est efficace contre les formes graves. S’il y a une reprise épidémique, ça ne se traduira pas forcément par une hausse des admissions en réanimation, car ça touchera probablement les jeunes qui ne sont pas vaccinés, mais qui ne font pas ou peu de formes sévères », explique ainsi Jonathan Roux , épidémiologiste à l’École des hautes études en santé publique de Rennes (Ille-et-Vilaine), cité par le Parisien.

Espérons que la météo sera aussi de la partie pour pousser les Français dehors, où les contaminations sont moindres et les gestes barrière mieux respectés…

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