Covid-19 : faut-il avoir peur du « variant breton » ?

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© Maksim Tkachenko

Alors que la troisième vague de l’épidémie inquiète dans certaines régions métropolitaines comme l’Île-de-France ou les Hauts-de-France, les autorités sanitaires ont tout récemment communiqué sur une nouvelle souche du coronavirus détectée en Bretagne.

C’est par une note siglée « Urgent » de la Direction générale de la Santé que des milliers de soignants à travers la France ont pris connaissance de ce variant découvert au sein d’un foyer de contamination identifié en Bretagne, il y a plusieurs semaines. Bien que celui-ci soit toujours « en cours d’investigation », notamment par les scientifiques de l’Institut Pasteur, il suscite d’ores et déjà des craintes dans l’Hexagone alors que la campagne de vaccination française prend du retard en raison des derniers développements autour de la fiabilité du vaccin anglo-suédois Oxford du laboratoire AstraZeneca.

Le variant breton moins bien détecté par les tests

Selon le premier constat dressé par la Direction générale de la Santé, ce variant breton du Covid-19 serait porteur d’au moins neuf mutations identifiées. Des modifications génétiques toujours en cours d’analyse qui impacteraient notamment la « reconnaissance du virus par les tests virologiques », le tout « conduisant à un sous-diagnostic susceptible d’interférer avec la stratégie de dépistage et de contact-tracing actuellement en vigueur. »

Toutefois, les autorités sanitaires se veulent rassurantes, évoquant « l’absence de données à ce jour concernant une éventuelle transmissibilité accrue de ce virus par rapport aux souches de 2020 [britannique, sud-africaine, brésilienne, ndlr] » et une éventuelle plus grande fréquence des formes sévères.

A ce stade, les nouveaux cas détectés seront particulièrement observés dans les départements des Côtes-d’Armor et du Finistère où une enquête « flash » va être lancée avec séquençage des prélèvements positifs pour connaître la circulation de ce nouveau variant.

Une multitude de variants déjà identifiés

Inutile toutefois de céder à l’affolement face à cette découverte en territoire français. Nos confrères de Santé Magazine apportent des précisions sur ce phénomène naturel des variants : « Par définition, les virus mutent en permanence pour s’adapter aux hôtes qu’ils viennent contaminer. Mais lorsque les virus se multiplient dans les cellules, leur "recopiage" peut induire des changements de leur séquence génétique. On parle alors de "variants" ou de "souches variantes" pour désigner des souches virales sur lesquelles se sont fixées plusieurs mutations. Si ces mutations sont sans incidence la plupart du temps, certaines peuvent permettre aux virus de pénétrer plus facilement dans les cellules, de s'y multiplier plus vite et de devenir plus contagieux. »

De nouveaux variants sont identifiés chaque semaine aux coins de la planète. Aucun d’eux n’a jusqu’alors altéré l’efficacité des vaccins contre le coronavirus déjà existants sur le marché mondial.  

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