Covid-19 : comment va se dérouler la vaccination dans les entreprises ?

A partir du 25 février, les médecins du travail pourront administrer le vaccin d’AstraZeneca aux salariés volontaires âgés de 50 à 64 ans et atteints de comorbidités.

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Se faire vacciner sur son lieu de travail va devenir possible, sous certaines conditions. A partir de jeudi 25 février, les personnes âgées de 50 à 64 ans atteintes de comorbidités pourront se faire administrer le vaccin d’AstraZeneca par leur médecin traitant mais aussi par leur médecin du travail. La Direction générale du travail a publié le 16 février dernier un protocole de vaccination.

Qui pourra être vacciné ?

Dans un premier temps, seuls les salariés âgés de 50 à 64 ans présentant des comorbidités (maladie cardio-vasculaire, diabète instable, hypertension artérielle, obésité, pathologie respiratoire chronique, etc.) pourront se faire vacciner.

Une vaccination basée sur le volontariat

La vaccination sera basée sur le volontariat des médecins du travail comme des salariés. Elle doit être proposée aux salariés, « qui doivent effectuer une démarche explicite de choix d’être vacciné par le médecin du travail, dans la mesure où ces personnes peuvent aussi choisir d’être vaccinés par leur médecin traitant », précise le protocole.

A l’instar des médecins généralistes, les médecins du travail volontaires sont invités, depuis le 12 février, à se rapprocher de la pharmacie d’officine de leur choix pour s’identifier et se procurer des doses du vaccin AstraZeneca, sous le même régime de contingentement. Ils « doivent choisir une et une seule pharmacie de rattachement qui les approvisionnera », précise le protocole. Pour cette première livraison, chaque médecin disposera d’un seul flacon de dix doses de vaccin permettant de vacciner dix personnes. Deux ou trois flacons au maximum seront ensuite livrés la semaine du 1er mars.

La vaccination sera confidentielle

« Comme pour toute acte de vaccination, l’intervention des médecins du travail se fait dans le strict respect des règles déontologiques liées au consentement des personnes, au secret médical et à la confidentialité des vaccinations vis-à-vis de l’employeur », précise le ministère du Travail dans un communiqué. Il ne sera donc pas possible de contacter les salariés repérés comme vulnérables au moyen d’une convocation individuelle transmise sous couvert du chef d’entreprise. Les entreprises pourront uniquement communiquer à l’ensemble du personnel que la vaccination par le médecin du travail est possible.

Les salariés de plus de 50 ans désirant se faire vacciner devront prendre eux-mêmes rendez-vous auprès du service de santé au travail (SST). « S’ils doivent justifier de leur absence auprès de leur entreprise, ils informeront leur employeur du fait qu’ils rencontrent leur médecin du travail à leur demande, sans avoir à en préciser le motif », ajoute le protocole. Et afin de respecter le secret médical, il est préférable que la vaccination ait lieu dans les locaux du service de santé au travail plutôt que dans les locaux de l’entreprise.

Le temps que le système se mette en place et que les rendez-vous soient pris, le secrétaire d’Etat chargé des Retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski, estime que les premières injections se dérouleront à partir du 1er mars.

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