Covid-19 : bientôt des autotests en vente en grandes surfaces en France ?

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© CrispyPork

Pourra-t-on bientôt acheter des tests de dépistage du Covid-19 à faire soi-même dans les supermarchés ? Interdits par arrêté ministériel depuis juillet 2020, les autotests antigéniques pourraient être autorisés dans les semaines à venir. La Haute autorité de santé (HAS) a engagé une réflexion sur le sujet. « Oui, la France va y aller. La question est comment est avec quels tests », a assuré Cédric Carbonneil, chef du service d’évaluation des actes professionnels de la HAS, dansLe Journal du Dimanche.

Un groupe de travail de 15 experts doit se réunir cette semaine afin de « balayer la littérature internationale pour avoir une idée de leurs performances chez les personnes symptomatiques et asymptomatiques et de mener une réflexion sur la façon de les utiliser au mieux, sans désengorger l’arsenal actuel », explique-t-il. Un avis de la HAS sera rendu courant mars.

Comment s’effectue l’autotest ?

Tout comme les tests PCR et antigéniques, les autotests sont réalisés par prélèvement nasal à l’aide d’un écouvillon. Mais ce dernier est moins long et donc plus simple d’utilisation. Il est ensuite trempé dans un tube contenant un réactif chimique. Puis le réactif est disposé sur une lamelle et le résultat est obtenu en 20 à 30 minutes. « Soit le résultat s’affiche directement sur la lamelle, comme lors d’un test de grossesse. Soit on prend en photo la lamelle et on l’envoie à une application téléchargée sur son portable pour connaître le résultat », explique au Parisien Martin Blachier, médecin épidémiologiste.

Quels avantages ?

Simples et rapides d’utilisation, les autotests permettraient un dépistage massif de la population et de détecter plus tôt les malades contagieux, particulièrement les asymptomatiques, pour casser la transmission de l’épidémie. Ils présentent aussi l’avantage d’être bon marché. Les prix est évalué entre 2,5 et 4 €.

Quelles limites ?

Malgré ces avantages, la fiabilité des autotests fait débat au sein de la communauté scientifique. Certains redoutent qu’ils soient contre-productifs en multipliant le nombre de faux négatifs. D’après une étude de l’Autorité de santé allemande, l’Institut Robert Koch a révélé que les autotests rapides antigéniques possèdent une sensibilité de seulement 71,7 %. Pour Antoine Flahault, interrogé par le JDD, les autotests n’ont pas vocation à remplacer les PCR qui resteront la référence, mais ils viendront en complément pour réaliser des campagnes de dépistage massives.

Autre limite : il faut s’assurer que les personnes qui les réalisent respectent bien les règles d’isolement en cas de test positif.

Quels pays les autorisent ?

A l’étranger, plusieurs pays ont déjà franchi le pas. Au Royaume-Uni, les élèves du secondaire vont devoir effectuer deux autotests par semaine à leur domicile. En Autriche, les autotests sont disponibles en pharmacie depuis le 1er mars. Chaque habitant peut se procurer gratuitement cinq kits par mois. En Allemagne, les magasins Lidl et Aldi en mis en vente samedi 6 mars. Les rayons ont été dévalisés en quelques heures. Des réassorts sont prévus dans les semaines à venir. En Suisse, le gouvernement souhaite offrir à chaque personne qui le souhaite cinq autotests par mois, dès que ces derniers seront « suffisamment fiables » et disponibles.

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